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<title>madonedufutur</title>
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<updated>2009-06-07T15:01:58+02:00</updated>
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<title>je vous emmerde</title>
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<updated>2009-06-07T15:01:58+02:00</updated>
<published>2009-06-07T15:01:58+02:00</published>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;avec Jacques on s'assoie au café. Il dessine, je ne prends plus la peine de lui parler, de lui dire de menues choses, sans importance, pour converser comme ça, il ne m'écoute pas, je ne sais s'il m'a jamais écoutée et je m'en fous. Trop présente ou pas assez. C'est le drame. Quand ma langue en a marre de rester sans rien faire, elle va trouver quelqu'un à qui parler et qui est toujours d'accord. Il m'arrive d'avoir une bite à la place de la langue, le matin au réveil. Le serveur veut nous mettre dehors, il cache quelque chose dans les cuisines, un meurtre certainement, il y a de l'eau au sol, je me sens coupable, à côté des gens descendent très vite des pistes à pic en ski, arrivés en bas ils se sont transformés en boule de neige de laquelle ils doivent s'extirper sans aide, c'est à celui qui fait la plus jolie boule aussi. Je pense me réfugier à l'église mais je suis mal habillée et je sais déjà qu'ils ne voudront pas de moi. Il ne dort pas, moi si, il est pas content car je l'ai fait boire et qu'il se sent con, on nait tous avec un nombre de shot de vodka qu'il ne faut pas dépasser, et lui il l'a dépassé depuis longtemps alors, il est triste et méchant, il boude. Toutes les petites filles avaient revétu leur plus jolie robe, toute neuve, les chaussures aussi, les petits garçons étaient bien coiffés, ils allaient pouvoir péter le cul des petites filles. J'aime la pédophilie mais pas les pédophiles, ça marche avec à peu près tout.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je pense à Jérome, pourquoi? Pour l'abattre certainement, il est comme moi lui aussi. Il attend qu'il se passe quelque chose mais ne supporte pas sa propre impatience.ses yeux et son sourire d'alcool, comme s'il allait se suicider là maintenant tout de suite, et puis non il est encore là. Oui je suis impatiente. Sauf quand j'ai la gueule de bois et là c'est le cas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;22 mai 2009&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je suis malade, je peux me laisser mourir, c'est facile si je continue de parler seule, alibido. Ils se laissent mourir aussi, mais ils connaissent les codes, victimes, assistés, seul, besoin jamais comblé et qui se creuse, béance sans nom, qui n'intéresse personne, ni les philosophes ni les poètes. C'est le groupe qui les intéresse, le troupeau, ils ont pas encore tourné la page, ils s'accrochent aux rêves morts, décomposés. Ça pète ailleurs, peut être quelques sangsues d'extraterrestres savent la vérité. Fièvre et insomnie, yeux vides écarquillés, veux pas me soigner, ça les concerne pas, si je les aime pas, ils m'aiment pas et inversement, c'est simple en vérité, on ne peut le nier. Et si je m'aime pas, ils font autre chose. depuis longtemps je le sais, je suis malade mais parfois j'oublie, ça fait parti de la maladie. Ils savent par coeur les livres, ils récitent des pages entières, dans ce film aussi, des livres dans leur tête, ça me fait peur car moi je ne peux pas, je retiens rien, rien de mes monologues, j'ai l'impression d'avoir des cheveux blancs qui me poussent sur les côtés, j'hallucine, faudrait que je dorme, c'est drôle je me retrouve seule même pas vingt quatre heures et je déraille instantanément. Faut pas me laisser sans surveillance. En plus mon corps me dégoute, il a plus d'énergie, plus de jus, ça se concentre dans la tête je le sens bien. J'ai des débuts de nécrose sur les jambes, des poils partout encore, des fesses molles, mortes, les seins qui pendent, les épaules rentrées et surtout là, j'ai l'air d'une folle, très cernée. Voir personne, même ma petite pute je l'emmerde, surtout s'il est mort je l'encule. C'était trop facile de l'aimer lui, alors. Les autres ils sont humains, ils puent tout de suite. La voisine a laissé la radio allumée toute la nuit, mon lit est très inconfortable, c'est vrai que cet appart est déprimant et que quelqu'un s'est sûrement déjà pendu ici. Un alcoolique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on me dit que tu es fou.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pourquoi on en parle pas, de l'essentiel? Depuis le temps, c'est que ça doit pas être possible. Alors ne pas se fatiguer, ne pas essayer, passer à autre chose, se divertir de l'essentiel. De ce que je prends pour important quand je suis seule et malade. Et là encore d'ailleurs quelque part je crois encore que je me trompe, je feinte avec mon essence, fourbe jusqu'à l'os, pas sincère. La lymphe, j'imagine, la fleur de nécrose dans la vase empesée, l'eau lourde et sombre, étendue d'eau stagnante, navrante, dégradés de noir. J'entends toujours les rires et le mien quelque part dans la foule. Jamais sérieux. La mare, l'étang, le lac, sourd et sûr, seul, il voit tout le ciel au dessus, mais il garde ses secrets absurdes en lui, pas des larmes, juste de l'eau croupie en circuit fermé, pas d'évaporation, pas de perte, c'est la mort si ça ne vit pas, ça ne meurt pas. Tout est mis en oeuvre pour créer un maximum de souffrance morale, tant de génie réuni, une organisation sans faille, dieu sadique de l'extrème. Respirer encore pour permettre à la maladie de s'épanouir, la nourir, ne pas l'abandonner et la laisser libre d'aller où elle veut, nouvelles colonies, terres promises terres dûes. Juste une petite grippe. Parler avec toi ça serait bien tout compte fait, ça me plairait. Encore quelques lueurs accrochantes dans le regards avant extinction des feux. J'ai fait que des conneries depuis le début. Les excès je savais bien qu'il me faudrait les payer, c'est un peu pour ça que je les ai commis, pressée de payer moi? Non eux, pressés de me les faire payer, pas d'impunité, puis si c'était gratuit, on s'emmerderait.ça me fait plaisir de les voir s'acharner sur moi, ça les distrait d'eux mêmes, ils croient peu d'excès pour eux, rien à payer, pas de dettes pêché, mais l'intérieur est pourri, c'est l'heure où les vieux sortent pour aller faire leurs courses, en cachette, je sais que si je sors maintenant ils seront tous là à trainer leur honte et leur survie misérable, à l'abri des regards jeunes, sortent pas l'après midi ces vieux là, hiver comme été, pour pas insulter le paysage Montpellier, une réputation à respecter. Ça y est, j'ai lu à peine cinquante pages de Mort à Crédit et je me prends pour Céline, c'est immanquable, c'est pas la première fois, je trouve ça pathétique mais je m'en fous. En plus je suis trop conne pour tout comprendre. J'ai compilé hier quarante pages de merde pour mettre sur mon blog, pour rigoler, je sais pas si je vais le faire, y reste des noms, des choses très crades, très crues, mais je veux pas relire toutes ses conneries pour les modifier ça me donne la gerbe, et puis si je commence je m'arrête plus et ça servira plus à rien, ça me dédouanera plus de rien, pour mettre encore plus de distance entre eux et moi, c'est à ça que ça me sert en vrai de balancer ma merde en public.pouvoir penser, vous voyez comme je suis seule, vous pouvez rien contre ça, malgré tout vos efforts, je vous aime pas, je vous respecte pas, alors merde, foutez le camp, et aussi pour vous c'est pareil, sauf que vous avez de la merde dans les yeux, voilà, maintenant grâce à moi vous y voyez plus clair, tout ça c'est du caca, merci. J'aime n'avoir que trois mots de vocabulaire, il y a merde, foutre et con. Tout est là. Ça craint, faut que je me trouve un truc sain et intelligent à lire tout de suite, je me fatigue à écrire pour rien. Je me souviens de la grosse main poilue de l'instituteur fourageant dans ma petite culotte. De ses dents jaunes et de son odeur fade d'alcool et de tabac de vieux, de ses chemises à carreaux, de son chien qui se fait écraser au ralenti sous mes yeux. C'était un peu comme s'il me caressait la tête, sauf qu'il me la caressait pas, il me cassait des ardoises dessus plutôt. Ma mère elle m'a dit, gênée, si j'avais sû avant j'aurais fait quelque chose, pourquoi tu m'as rien dit, pour ceux qui ont suivi j'aurai dû l'ouvrir, c'est jamais trop tard, de toute façon la capacité de nuisance des hommes est exponnentielle et increvable. Maintenant je m'en fous, j'ai été conditionnée pour être docile, m'écraser, me laisser mourir sans faire chier, j'ai pas envie de vous gâcher votre bon plaisir, votre unique trésor, de vous couper la bite, j'ai pas du tout envie je vous dis. Alors j'en suce des bites, tant que je peux, et vous dites jamais non, vous vous rendez coupable et ça vous fait jouir sans mesure. Ma bouche est toute gonflée et rouge. Le premier art, la masturbation contaminatoire, partage trouble, ondes d'ombre, collapsus. Plus je souhaite que les choses soient simples, plus elles deviennent compliquées. Puis ça se délite à l'horizon poussière. Les ramifications se perdent, pas envie de se spécialiser dans une voie sans issue. Et bien si, scrutatrice sans objet. Je l'ai empoisonné lui aussi, comme il doit me haïr, de penser chaque jour qu'il aurait pu être quelqu'un d'autre, mieux, plus heureux peut être, sans moi là pendant des années à lui sucer sa substance, mais je fais parti de lui et donc il m'aime aussi. Je lui ai revomi dans la bouche et dans les yeux tout son être digéré par mes soins. Chaque cellule appelle, en manque, coupé, de racines molles qui ne touchent plus rien, même pas le sol, même pas le ciel, aveugles et morfondues, attente. Gestation à l'envers. Absence qui ne s'efface pas, on gratte, on frotte et ça s'étale partout, sales tâches qui grossissent et leur rire se propage aux cloisons fluides qui s'écartent, aux châteaux pourtant loin, aux paysages coquelicots mort dans l'oeil, un Van Gogh Bacon qui grince en silence. Soleil foutre. Ridicule jusqu'à l'extase. Contre extase. Ça passerait mieux en tableau, condensé, résumé, pas de migraine, respecte, pas de temps perdu, anti Proust sous platique, j'ai compris, merci l'artiste de permettre à mon intelligence de s'affirmer. Pour tenir, il ne sait pas comment je fais, mais moi non plus; la bêtise peut être la fatigue sûrement, avant c'était la curiosité, la révélation proche, toute proche, chaude, l'attente, puis après la famille, tenir pour eux, ne pas faire mal. Ils l'ont diagnostiqué bipolaire. Pôle sud et pôle nord. Il faut manger. Il y a des gens qui lisent Lautréamont pour se marrer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ça finit par ne plus rien signifier. On prends le pli. Cette vie n'a pas de fin, cette vie n'a pas d'ennemi, à part le petit cheval de Troie qui vient en ballade de temps en temps. On prend le pli des autres, sous le bras, sous la peau, dans les replis. Vieux coups de queue et branlette d'aveugles. Au fond du trou mou. La lenteur de l'obscénité, j'accumule pourtant les carrés là haut dans les étoiles. Ça s'éteint et ça clignote, ça brille un peu. On se protège, très bien. On a pas peur pourtant et on le dit, j'ai pas peur, car il y a moi et puis ma soeur, on partage le même coeur mais pas les mêmes idées. Enfant sida, enfant soldat de la vérité. Mort né depuis la fin des temps. On est là, on parle et on boit, de la distance d'entre nous est né le rapprochement, en vacances de tête avec toi, tout de noir vétu, en deuil et le corps dur qui souffre des effluves, des miennes toutes proches. Bientôt l'accident, il viendra cassé le faux rythme et engendrer la réaction. Malgré nous. Nous avons cru au bonheur alors arrêtons de chier dessus. Et encore, je rêve que je me torche et la merde n'en finit plus de sortir. Je me torche avec vous, avec vos paroles et vos sourires. C'est dégueulasse et banal, comme vous. Je me sens bien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Entracte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Chez mes grands parents, ils ne sont pas vraiment vivants, comme beaucoup de choses qui m'entourent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il faut faire des travaux ici, mais l'endroit est hanté et les ouvriers ne savent pas comment s'y prendre avec les esprits, ils ne sont pas plus payer et le travail est éprouvant. Il y a des fresques sur des pans de mur entier, il faut creuser des tranchées, c'est long et pénible, sous la pluie et les ruisselements souvent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle n'arrive plus à réfléchir. M est parti avec son sac pour aller chez sa mère. Ils sont séparés depuis quelques heures. Cela impose une réaction, boire, trouver un revolver enfin, se perdre dans une orgie de corps avec le sourire. C'était ce qu'elle voulait et lui aussi, à bout, marre, saoulés, gavés. Ils étaient en désaccord et surtout le sentiment n'y est plus, des deux côtés, rien n'alimentait plus rien. Libres, plus de lumière, grande tempête sombre. Les amants sont oubliés, libres et vides. Les ombres de rêves se mêlent aux souvenirs de la vie et se confondent, masse noire et grouillante de visages, de bruit, hors jeu, on se prépare à me souhaiter la bienvenue, un pied encore. Ils l'ont massacré, ils sont condamnés à errer, morts ici, sans conscience de leur force, qui leur échappera, car ils n'ont que leurs mots, leurs gestes. Parce qu'ils sont seul.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le paquebot allait couler, une jeune fille métisse me parlait doucement en s'agitant dans la chambre, luxueuse et élégament éclairée, elle passait de lourds bracelets d'or à ses poignets, à ses chevilles, elle me laissait quelques babiolles dont je me fichais au fond, sans le dire. Elle avait trouver ça, dans une jungle humide, un trésor, et ça lui plaisait. Un vieux monsieur me tenait par la main, nous écoutions de la musique sur un gramophone, le père de Sophie. Je savais tout mais ne disais rien. On allait couler, il n'y avait pas de canots de sauvetage et son corps était allourdi par le poids de l'or. Encore des phantômes. Tout se passait dans le calme, j'étais nue, j'attendais, peut être que d'en haut une corde allait tomber. J'essayais de trouver des vêtements mias ils ne m'allaient pas. Ce sera long et pénible au réveil. Le dernier rêve, rêve de naufrage inachevé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je vais tout laisser et plonger avant le naufrage.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Nue dans la mer noire sous le soleil transparent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'arriverai à New York&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la lumière sera différente&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pour la grande exposition fasciste&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on m'habillera de peau d'enfants&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;l'on me rendra mon enfant&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;petit être plein de joie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;qui ne me quittera plus&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la femme était là au milieu&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une erreur sur laquelle fermer les yeux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;attendre qu'elle cesse de vivre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;sur la place rouge&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;dans la poussière&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;satisfaire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;aux fonctions physiques de la maladie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;c'est déjà long&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;c'est déjà pénible&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et je ne suis pas encore éveillée&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je vais arrêter de me voir comme je pense qu'ils me voient&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je ne suis pas belle&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je ne suis plus jeune&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je suis un monstre endormi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il n'y a pas assez de place dehors&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ils ont leur famille&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et les endroits où ils travaillent&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je n'ai pas prévu de faire quelque chose avec vous&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ça se bouscule parfois&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;des preuves surgissent dans le sang et les rires&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle croyait&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle doit parler&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle doit signer&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on la laissera là&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;nue ou habillée&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on pourra penser&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on l'a eue&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle s'est eue&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle n'est plus là&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Entracte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Invention de jeux à court termes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Le double combat de pouces.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Seule, seule avec toi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu penses à quoi?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aux années vingt, à cette époque où les gens savaient baiser avec leurs aisselles.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Et puis?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Faut que j'aille échanger mon maillot de bain, il est trop grand je crois. J'espère qu'ils voudront, l'étiquette c'est barrée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il me semble que j'ai envie d'un truc, mais je sens bien que le chemin est long et pénible, peut être est-ce ça finalement.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mets la moi, je t'en supplie, je meurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu n'as pas compris, je ne voulais pas que tu me donnes des fessées, je voulais que tu m'encules.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sors de ta coquille, je n'ai pas réussis à faire la paix avec moi-même, alors .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tout ces trucs qui m'échappent, bordel de mains.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une grosse lune froide au dessus du chemin donne du relief aux cailloux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ils ne font rien pour être aimés, ils ne sont pas aimable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La marche.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle dit, finalement on aura de l'indulgence, et même mieux que ça, pour eux tous, les ordures, les cons, les tyrans, les hommes, bêtes tristes sans cesse sous la torture, car l'on fini par mourir. Après avoir gesticulés, pensés dans tout les sens, ridicule, magnifique, extase volée, nous partons tous, assassinés par la vie, qui nous refuse tout. Avortons d'une promesse d'éternité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Et puis?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les animaux à sang froid sont raisonnable, et ils aiment le soleil.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Bête, d'avoir trop bu, elle s'est noyée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sourdre et mourir. L'oublieuse mémoire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Echafaudage miraculeux voué à l'écroulement&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A sept ans, elle a pleuré une semaine, de joie. Les draps blancs séchaient au soleil, plus blanc que la neige.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A moitié pleine. De foutre encore dans la gorge tapissée, de morve sur les doigts, de vieux sang, de larmes sèches.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ça se répète et c'est fâcheux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L'accident de tête.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu penses à quoi?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A mon corps que je ne sens plus, alors.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Dis moi la vérité&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je descends l'escalier, j'aime sentir les marches sous mes pieds nus, la pierre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;douce et froide&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;vivante&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;un jeu à court terme pour nous&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pourquoi veux tu jouer?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Un jeu dans un jeu, je me dis ça peut donner quelque chose&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je n'aime pas être seule, je me raconte des mensonges sans intêrets quand je suis seule, ça ne tourne pas autrement, des histoires puis comme des éclairs vos visages parfois, ici et là.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je prétends encore que ça n'est pas folie. Mensonges sans intêret je vous dis. Choses planantes, à cheval entre les sensations, les pensées.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La lenteur, comme la sève verte et noire, de mes pensées, honte, regrets éternels.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La seule direction, celle vers laquelle personne ne regarde car il n'y a rien à voir, on leur a dit, je le constate de tout mon être.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je devrais me défendre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tête dure contre mauvaise pente.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tombe d'amour&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il me dit ne parlons pas du passé&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;le futur est déjà suffisament incertain&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il ne cesse de déborder sur tout&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une bonne dose&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;du sexe partout sur les murs&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pour être subversif une fois à l'endroit&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;sans atteindre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;jamais&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;mots choisis avec soin méticuleux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;coupé chirurgical&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;sans accrocs&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je te mange la mâchoire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;branle-moi le pied&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ça gratte au niveau du sexe&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la chtouille&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la syphilis&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;j'ai perdu mon fil&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu nais avec, parfois tu t'étrangles avec&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;mais le perdre, faut être con&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;cet ennui d'avec le fil&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une mauvaise blague&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;en ville je me demmerde mal, avec ces magasins partout, parfois je pars sans payer, parfois j'achète des trucs dont j'ai pas besoin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'ai besoin de cohérence, donne moi un prix.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il faudrait que j'aille au spectacle, spectacle vivant&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;dois-je l'appeler, c'est son anniversaire aujourd'hui, il a trente ans&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;nous sommes le 5 mars 2009&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;le receptacle à spectacles&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;c'est la mort du cimetière&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;beau tombeau à tableaux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;trente ans&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ils en parlent avec la peur aux tripes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je continue de croire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;parles parles je m'en fous&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et c'est vrai&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;voir de l'espoir vivant&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;à manger&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ah, manger&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;si j'avais pas la nausée&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et je lirai aussi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;si seulement je pouvais disposer de mon esprit&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;toujours occupé à se fatiguer&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;de façon contre spectaculaire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;faire la morte allongée dans la poussière&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il me manque ta présence&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu as été fou&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu as traversé&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et te voilà&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;dans mes bras&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;chaud et entier&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;l'eau noire a coulé sur nous&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et maintenant le soleil brille&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je meurs et tu le sais&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;alors pourquoi es-tu parti?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ces poils sur la moquette, ils ne sont pas à moi, alors quelqu'un est venu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Notre union est une énigme, frolle l'écoeurement, frolle le vide, au bord du pourrissement instantané, présence de l'autre dans les zones inhabitées. Esclave par négligence. La pire espèce d'esclave, prête à sortir des lames de son ventre si tu la blesses avec des mots banals, tu guettes, tu es le voyeur, le dernier, seul comme le premier, mort d'abandon.j'aimerai un corps neuf, pour que tu le gâches. Un voeu d'ailleurs en compagnie dépassionnelle. C'est pourtant toi qui me tourmentes. Les jours où il ne faudrait pas, je suis là à écrire. Désordre ouaté, plaisirs orduriers arrachés au vol. mon amour il faut s'attacher à vivre. J'ai froid encore, le coeur bat deux fois moins. Il faut. Il faut que tu me gardes. Même si je suis indigne, surtout là. Cette maladie du corps m'endort, je glisse à basse température, chute.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'ai arrêté de boire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je n'ai plus d'homme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il a trente ans aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'avouerai aux autres notre séparation.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ils s'imaginaient déjà les enfants et la maison.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Déception morbide et indifférence.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sa tristesse est si grande qu'on ne peut la regarder.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sur la liste, il y avait&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;acheter de l'alcool, écrire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;maintenant il y a&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;aller à la piscine, rire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;les heures sont drôles de cruauté&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;a force de passer&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une seconde est une seconde&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une femme est une femme&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;vite se lasser encore&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;se lasser d'avoir dormi et se lever&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;le rythme de la haine de soi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;quotidien, hygiénique, pas cher, libre d'adoption&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle se délecte de sa solitude de pute&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;double mort qui fait rester en vie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une raison de trop à table&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;judas au masque de sincérité&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pointe du doigt les faits&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on ne peut pas dire que l'on nie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tant qu'on est pas fou&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;même si au fond&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la pute s'en fout&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;reproches, tristes reproches&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;à sec&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pleurer toujours ridicule&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;opinion définitive&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ici rien de nouveau, les mêmes ombres aux murs avec en prime des organes génitaux insatiables et autonomes, he toi rends moi mon utérus connard!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il se ballade avec mon utérus rempli de son foutre sous le bras, fier et un peu cocasse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il savait me faire rire, pour ça il va me manquer atrocement.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pleurer est ridicule.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pleurer ne tue pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pleurer ne sert à rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pas plus qu'être tué de façon ridicule.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je me dois quelque chose à moi-même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Un supplément d'âme, j'ai les points quelque part, tiens là dans ma poche, tates donc, tu sens, je vais aller au magasin réclamer mon dû, ils me croieront, je peux mentir de façon convenable si ça vaut le coup, tu viens avec moi, tu pourras voir ce que ça fait, tu me diras si tu vois la différence d'avec maintenant. Mangeons des chips avant, on est pas pressés.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il est malaisé d'avilir une pute quand on est un homme bon.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Alors la pute est lasse et dès lors elle se casse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il me soufflait dans les oreilles, j'aimais ça, quand je repense à ça.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je pleure.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Et vraiment j'aimerai que tout soit fini.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tout les gestes, et quelques mots.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Danser longtemps pour les expulser loin, peut être.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une grande fatigue, toujours la même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Haine calme tissée de rires misérables.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;De tenir les souvenirs et de ne plus les tenir, de sentir qu'ils meurent, malades du peu de.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette tristesse inavouable, personne ne veut la voir, cette détresse presque animale dans le miroir insupportable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Quelques détails, les souffrances au compte goutte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la pute lasse se paye de franches rigolades en compagnie d'animaux morts empaillés bandant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;On lui dit de faire attention, mais eux aussi savent que ça ne vaut rien, multiplier les vides.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;S'accomoder aussi de la solitude des autres.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'ai perdu un ami, je ne pourrais plus le déranger sans raisons.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il me faudra vieillir sans retomber dans ses bras.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Contemplation figée du temps qui passe, penser il est là en ce moment, il fait ça, il ne pense pas à moi. La vie sans drogues devient un vertige, l'on attend le sommeil dans le bruit des portes qui claquent, dans les voix de ceux qui vivent, dans la froide odeur de tabac. On se drogue avec ce qu'on a sous la main, souvent ça se cristallise puis ça éclate et il faut recommencer du début. Avec de nouvelles cellules, de moins en moins fraiches. Ne pas penser à ça, s'il te plait ait pitié. Le coeur, le coeur aussi est fragile.dernière pièce que je sente, si mal placée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sortir, marcher, s'aérer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Alors aujourd'hui, as-tu encore envie de t'amuser? Que vas tu faire? Du stop ? Du shopping? Non car il y a niveau cinq, on va vers la pendémie, est-ce grâve, le mot est beau. Ça te fait quoi d'écrire des choses horribles, et seulement ça. Ça m'emmerde. Dernier jour d'Avril. Partir à Strasbourg, ou en Bretagne. Bruxelles. Berlin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Journal intime sans dates et sans noms&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Toujours vivante, dans ma cave. Est-ce moi qui le recherche ou lui qui me court après? Le corps est là aussi avec ses rêves, un peu dans les doigts, un peu dans les cheveux et dans la bouche. La transformation est la ligne de fuite mouvante. Elle n'aime pas que l'on dise que tout est relatif, ça l'énerve profondément même, alors. Ousque dont la bichette apeurée trouver un peu de châleur humaine? Le froid repliant boule. L'absence en goutte homéopatique coule. Dans l'unique pièce les vieux meubles lui rappelle son existence d'avant toujours là, toujours là, les vêtements, les siens. Rêve de lui, ils parlent dans un bar sombre et sans fond, leur histoire comme ce bar, gravitent autour les autres, les fantômes ils écoutent et s'agglomèrent parasites aux oreilles funestes, il part, je suis saoule et triste, tout détruire, les mots, putain les mots, merde. Je reste dans le bar, seule, il pleut à l'intérieur, sur le zinc, sur les murs, dans les verres en berne. De trop neiger on s'ensommeille.le temps a passé, elle reste immobile, indessaoulable, à produire de la fatigue, de plus en plus proche de la perfection. Naissance de la fatigue parfaite accouchée sur le zinc. Un fil encore entre elle et lui, entre elle et moi. Pour moi ça coule seul, pour les autres ici il n'y a rien que du vent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Plus tard, je marche dans la rue, les femmes sont vieilles, fardées, frippées et surtout elles ont l'air stupides ou tristes, parfois les deux. Elles sont touchées de plein fouet par notre époque ingrate. Les hommes sont bien galants de ne point le faire remarquer, de taire ce sujet, mais moi je sais car je vois. Ils ne sont pas innocents il est vrai, mais il est difficile de savoir pourquoi. Eux, ils ont l'air qu'ils veulent bien souvent. L'air intelligent est assez répendu ici, et s'ils ont l'air con c'est bien souvent qu'ils le veulent. Moi aussi j'ai l'air stupide à cause de la fatigue et du peu d'intérêt. Et j'ai l'air triste aussi quand je ne suis pas fatiguée et que je peux enfin réfléchir un peu. Alors voilà. J'ai cette tension qui revient, au niveau de la gorge et de la mâchoire, ça tire, ça pèse et ça finira par partir pour laisser la place à une autre douleur, peut être un jour ou deux ce mois ci, j'aurai la paix, on verra, merde. J'ai fini le pavé, Jérôme de Jean Pierre Martinet, merci Jean Pierre pour cette belle histoire, on est sur la même longueur, enfin tu sais maintenant que tu es passé de l'autre côté, tu me connais mieux que moi-même, tu me vois. J'ai ris et j'ai pleuré avec toi, j'espère un jour peut-être, mais non et puis tant pis. Alors aujourd'hui tu m'as vu, cette journée malade à faire mon sac, à jouer au freecell, à mettre de la crème sur mon corps, à écouter la radio dans ma cave, à faire le ménage pour la venue de ma mère, hypothétique, à hésiter, partir ce soir, rester, puis sortir avec mes sacs, discuter avec les copains, puis rerentrer avec mes sacs, publier encore les trucs dans la chaîne de mes pensées, ça coince un moment puis je me souviens ou alors je passe à autre chose, avec une petite angoisse qui vient s'ajouter aux autres, au stock, maladie qui traîne, orpheline peut-être. J'ai déjà envie de me coucher, super. Il est 20h30. La nuit vient de tomber. J'ai encore oublié un truc, je finis mon whisky, j'aimerai appeler M, le voir plutôt, j'espère qu'il se sent bien, il me manque, mais c'est fini, j'ai horreur de ça, je vais penser à autre chose. Demain j'emmène Paul chez lui puis je vais bosser. Je n'aime pas cette vie mais je sais que ça pourrait être pire. Mon père se fait opérer dans quelques jours, j'ai peur pour lui, pour ma mère, mon frère, ma soeur, toute ma famille. Ça va bien se passer. Ne pas y penser. Alors penser à quoi? Si seulement, si seulement, quelque chose, de passionnant, de prenant, de transcendant, mais. Sale histoire. Pas la force, non, pas l'envie, aujourd'hui, même si ça se répète. L'argent tombe à la fin du mois, je dors la nuit. Plus tard j'irai au bar d'en face, avant d'être trop fatiguée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pour exister encore un peu, quelle voie?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La vérité n'est qu'une catégorie de mensonge.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Simple est la mort&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;attente&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;longue&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je suis si heureuse en ce moment, oui&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je suis à l'ombre et je n'ai jamais faim&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;j'ai des envies d'autres, mais toi tu n'es pas un autre et puisque tu es déjà là, toujours là.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je ne sais pas ce que je fais, je vis indéniablement, je suis dedans, à côté, cette journée est si longue, je suis en manque, d'herbe, même si je suis en train d'en fumer, d'alcool, même si je n'en ai pas envie, de cachets, mais je n'en ai plus et j'aimerai déjà me débarasser de tout ça, pour commencer. J'ai des envies, et là j'ai froid. Envie de faire du stop demain pour aller à l'hopital, de mettre une mini jupe et du maquillage, de le voir et qu'il me tripote dans la salle de visite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;M essaye de m'appeler mais ça ne capte pas. Ça fait deux mois que l'on s'est quitté. Il faudrait que je le rappelle. Un flot incessant et fatiguant d'idées me traverse, Paul aussi m'a appelé parce que je lui manquais. En plus maintenant je suis défoncée, j'ai envie de prendre un bain et de savoir si je suis enceinte ou si j'ai le sida. Je vais peut être ranger mes vêtements aussi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ce matin j'avais des idées de chansons, tout y était, la musique et les paroles, mais j'ai pas noté, j'aime pas noté. Je ferais quoi si j'avais ma caméra? Les gens ne veulent pas être filmés et je les comprends. J'ai mal au ventre et j'ai la gerbe, depuis quand?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il s'en passe des choses, là je suis à Montpellier et je reste seule pour écrire et remettre un peu d'ordre dans ma tête. Je dois le faire. J'ai acheté du maté, je sais pas comment ça se prépare, peut être que Maxi sait, mais ça serait malhonnète d'aller le voir, je sais qu'il est attiré par moi et voilà. Je suis fébrile, cet appart est crade, petit et sombre, ça me plait pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Voilà, je l'ai rappelé, je suis sortie en tong avec une longue veste d'hiver, top, je suis allée voir les derniers rayons du soleil, il est 20 heures. Je n'ai plus d'herbe, dure mère répète à côté et le contre bassiste mauvais aussi, des enfants font du skate ou joue au foot, la vie quoi. Que faire?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il faudrait que je me lave, je pue. Hier il m'a attaché les mains dans le dos avec une ceinture, j'ai aimé ça. Tout à l'heure il s'est mis à faire le débile dans la rue, je lui tenais la main en le tirant un peu, puis il a fait de plus en plus de bruit, des bruits de débile, de bête en rut, alors je me suis éloignée un peu en avant puis j'ai couru, il m'a poursuivi, il court plus vite que moi, je criais et lui aussi, les gens avaient un peu peur de lui, de nous. Je me suis arrêtée, puis après m'être assurée qu'il était un peu derrière, suffisament, en tournant l'angle je me suis remise à courir, je n'avais pas de soutien gorge. Il faut que je le rappelle à 9 heures, M et J demain matin. Il m'a attrapé dans la ruelle, les ouvriers maghrébins sur l'échafaudage, étaient là à mater ses mains sur mes seins ou plutôt mes seins sous ses mains. Il y a toujours des ouvriers qui empêchent dans les parages, leur regard est tellement sexuel qu'ils me refroidissent, garde fou, femme soumise, le père, tout ça, le viol aussi. Je me regarde dans le miroir et je ne sais pas ce que je vois. Je suis venue m'enfermer là pour écrire et j'écris. Mais je vais trouver quoi, en étant défoncée, une voie qui durera ce qu'elle durera, aiguillonnée par des sensations hasardeuses. Je vais me raser la chatte. Elle est moche ma chatte, elle me ressemble. Je n'en dirais pas plus.censurer est un moyen de réduire le champs d'investigation. J'ai froid encore, un bain alors. J'ai gagné mille euros ce mois ci. Il ne faut pas que je m'achète des chaussures. Il faut que j'aille chez le médecin. Mattt était fatigué comme tout le monde, Sophie n'est pas venue, fatiguée aussi.ils ont pas trop dessiné. Mes yeux brillent, j'attends. Je fume encore.peut être que ma langue a envie de se transformer en bite. Ils font des trucs. Quelqu'un lit un texte à la radio, d'une voix emphatique. Ça parle d'écriture. Me raser la chatte, fumer, boire du maté, prendre un bain, baiser en même temps, tout du long. Mon sexe est présent, je le sens tout le temps quand je marche, quand je suis là assise, quand je dors, il ne me quitte plus, petit animal aux racines lourdes et délicates. Ça me parle ça, comme leurs bouches quand ils disent je t'ai couvert de foutre, encore, nous aurons une liaison clandestine toi et moi, il faut que je sorte d'ici pour que l'on parle, pour que je puisse lire tes textes, la fille joue de la basse en face et ne me regarde pas, peut être qu'elle sait que j'aime sa bouche et elle est jalouse, j'ai envie de te remplir et de te voir jouir, tu m'as demandé de te baiser toute la nuit alors voilà; ça m'est remonté dans les couilles c'est agréable et je réponds oui je suis votre pute, je suis ta pute et tout ce que tu voudras, pute c'est pas beau, c'est banal, oui c'est banal une pute, alors une connasse aussi, une folle, une dissimulatrice qui souffre par intermitance, parfois, quand j'apprends que tu as été interné, que tu voulais mourir, comme si ça allait s'arrêter là, comme si les voix d'à côté, les voix délètères, chantent, là on ne joue plus, la fin de la vie c'est sérieux, on ne sourit plus, puis le ciel dans les yeux, les spasmes dans la mousse encore humide, je comprends que je suis humaine, qu'il y a ce lien qu'on entrevoit parfois et qui nous coupe, l'erreur, toujours l'erreur qui vient, vous dire ce que vous voulez entendre oui, facile, ça glisse tout seul, mais vide cela reste.les os qui craquent de plus en plus fort. C'est plutôt l'horreur. Finalement je fais couler un bain. 20H30. Ça y est je sors du bain,j'ai fait pipi dedans, j'ai écris dans le carnet, j'ai chaud, c'est bien. Ils le savent bien qu'il ne s'agit pas d'amour. L'amour n'est pas pour nous, pour moi, c'est un rêve pour les innocents et les animaux.c'est le Care américain, c'est la consommation, c'est la pourriture stabilisée artificiellement, les langues entremetteuses des écrans, les leit motiv publicitaires gratuits des coeurs dans nos têtes enserrés, disque dur, clef, assimilée, broyée, prémachée, digérée pour vous facilité la tâche et au travail, confiance, si tu m'aimes, pacte, alors moi aussi, signature, sang, parlons donc de notre intimité, nous avons la même crois moi, je travaille aussi.Je me sens seule, c'était le but, mais je me sens bien, en compagnie intéressante. Cette vie là est intéressante. Bientôt peut être il y aura de la souffrance, on peut compter sur les gens, ils véhiculent bien la souffrance, ça occupe. Comprendre est possible, mais je n'ai pas les mots moi. Ils viendront dans le désordre avec des trous et le sourire fou trompera l'auditeur. Ça ne sortira pas, car la morale, la norme est d'être deux, pas trois, quatre, mille, deux, un homme et une femme. Une femme est un endroit agréable et pratique dans lequel se vider les couilles. Non, c'est pour rire. J'avais envie d'écrire ça sur un mur. Pour rire. Je n'aime pas qu'on m'aime, je n'aime pas l'inattention, la paresse, les plaisirs simples et la famille et encore beaucoup de choses de merde. Au volant je deviens mauvaise, je ne sais plus tout d'un coup pourquoi la route, pourquoi la voiture, pourquoi l'heure, les courses, les déplacements. Je suis bête. Je me sens femme. Je m'enferme là et je gerbe. Les idées sont courtes, tant pis, j'en fais mon parti. C'est comme ça quand on perd l'habitude de réfléchir, de faire des efforts, quand on me dit parle dis un truc rassurant, je panique, pourquoi, quoi, toi vouloir, mots, mais mots pas là, pfuit, s'efface vite, tire le tapis, dérobe. La nuit de la rupture, on a discuté, c'était réconfortant pour lui, pour moi je me disais bon j'ai trouvé à peu près quoi dire pour une fois, il est confiant, mais je savais bien que ça n'allait pas, nos conversations sont profondes, le problème n'est pas là, il est comme moi, parasité par les mille trucs qui tournent sans cesse dans sa tête, et voilà et voilà, je me comprends. Pas assez d'amour ma mère m'a dit, ça doit être ça, manque d'amour. Il est 9 heures, je dois sortir pour le rappeler d'ailleurs. Prendre des nouvelles. Lui dire que je suis avec quelqu'un, non, lui dire que je bosse toujours à l'asile un peu, que je vais bien, lui demander pour son livre, pour son travail, sa thèse, ses amis. Mettre ça sur internet. Pour faire un truc. Comme eux. Je sortirai dans dix minutes.on pourra dire ce qu'on veut, penser ce qu'on veut. La vie c'est de la merde. Ça me plait. La promiscuité mondiale. Ma mère me demande plusieurs fois, ça va, et toi ça va, je l'écoute distraitement, plutôt concentrée sur les gens dans la rue, les filles presque nues, un appel obscur et décalé, les modes, les tendances, la société. J'ai pas envie qu'on me regarde, je m'en fous de ce que pense les gens, j'ai plus l'âge pour les mini jupe. Mais il me court après et je ne porte pas de soutien gorge. Et j'ai envie d'aller le voir en stop, sans culotte, à l'hôpital, maquillée, routier, chewing gum, chatte rasée. Bon je vais téléphoner. Voilà, sa grand mère va mourir, il l'a appris tout à l'heure, après mon premier appel, j'écris pour ne pas pleurer, ça marche. Je lui ai dit pour le cancer de mon père. Il lui passe ses amitiés. Nous sommes d'accord pour dire que nos rapports avec les autres sont merdiques. Avant on se disait qu'on avait le temps, de changer ça et autre chose, mais là. Il fait beaucoup de sport, de la natation tout les jours, de la course à pied, trois fois par semaine. Il sait ce que ça signifie, il n'est pas dupe, mais il le fait, il n'a reçu que deux refus pour son roman, rien de positif, il reste à Paris, pas par choix, pas par non choix, il y est, il n'a presque plus d'argent, je lui dis qu'il peut compter sur moi, il veut me donner sa tour d'ordinateur, on va se voir bientôt, je lui dis que j'aimerai parler avec lui toute la nuit, sa voix dans le téléphone, le pavé, les jeunes qui vont à des fêtes dans des appartements, le mec qui a toujours de la coke m'invite chez lui, je dis peut être plus tard, il se balade avec un jeune à l'air un peu lubrique. On le sait, que c'est comme ça, voilà, je t'aime toujours. Voilà. Plus tard je n'irais pas prendre de la coke, sinon il faudra que je couche. Je lui dit que je suis accro, aux cachets, au shit, à l'herbe, à l'alcool, comme lui au sport, son corps doit être dur. Je lui dis que j'ai quelques copains, mais la distance tenace, lui non pas de copine. Même Paul est comme ça, il me dit je devrais être amoureux de toi, mais ça se passe autrement, défonce lointaine, éloignement et petits chocs. Parfois j'ai des palpitations, je lui dis je suis venue à Montpellier pour me reposer, pour écrire. Il me dit qu'écrire c'est bon. Que nous faut il donc, sans faire intervenir les mots de merde, bonheur, vérité etc..il est dix heures, je devrais manger. Tibault m'avais dit et j'y repense, que j'étais trop exigeante, un autre mot il avait, idéalisme. Lui aussi, mais il sait s'amuser, il voyage. J'ai repensé aussi aux viols, aux chambres d'hôtel, aux appartements sales, à ce désir en l'autre qui cache le mien et ne le contient jamais, aux plaisirs sales de voir dans l'oeil mort, de laisser mourir l'oeil, voilé s'envolant, la mort dans la vie partout, non ça ne change rien d'être heureux, non ça ne marche pas. Je vais quand même manger un peu. Je mets de l'eau dans la casserole. Il y a un risque de pendémie ça y est, niveau cinq, grippe porcine en avant. Dans le frigo il y a des vieux bouts de fromage et une bière achetée par ma mère. Il reste un peu de whisky aussi. Pour une fois, je ne fais pas autre chose, j'avais vraiment besoin d'écrire ma merde. J'ai envie de fumer du crack, j'ai lu dans une BD qu'un mec avait fumé ça et qu'il disait à tout le monde qu'il fallait qu'ils essayent aussi, ça m'a fait penser à ce truc que j'avais fumé en Hollande qui m'avait fixé pendant plusieurs jours, c'était agréable, peut êrte que c'est resté un peu, lové dans l'angoisse, le cerveau est l'angoisse. Toujours cette fébrilité de l'oubli qui se diffuse dans les jours, tous sur la même ligne, les impots à payer, les baisers à donner, les trucs sur internet, l'actualité, le travail, l'argent, les fringues, le corps, la santé, faire un tableau, noter, noter comme J faire une liste chronologique des évènements, les morts, les accidents, lses naissances, les déménagements, et puis, si l'on veut se rappeler il faut quand même le lire et le relire et ça ne change rien, toujours l'angoisse et l'oubli, la fuite devant la survie, car la vie est la survie et l'homme un sous homme négociant son être. Il m'a tendu sa liste est parti, je l'ai lu, il avait omis la mort de son oncle qui l'a quasiment élevé, il parle de tous, sauf de lui, il s'inquiète pour ses voisins de chambre, ancien prof, folles boulimiques, bible en main, cris, salle d'isolement où il a passé 24 heures, il n'arrive plus à chier. Et je n'ai rien dit à Paul alors que c'est son ami. Et je brûle déjà en enfer, mon enfer vide et con. Pas besoin d'être ailleurs, je suis là. Ils sont déçus et c'est bien normal, à la fin. C'est ma faute, oui c'est ma faute. À la radio ils parlent de Persepolis, il y a J C Menu qui parle, il dit non non elle n'a pas changé depuis le succès du film, elle n'a pas la grosse tête, enfin la grosse tête elle l'avait déjà. Je savais pas que c'était eux qui avaient commis ça, enfin, ça fait du fric. Du coup il y a plein d'auteurs qui sont publiés et qui peut être ne l'aurait pas été sans elle, merci Télérama, merci les bobos. Mon dessert chocolat pruneaux. Menu casse encore, elle connait ses limites et s'en sert. Je regarde tes toiles, et m'écris t'es doué mon salaud! Elles me plaisent tes oeuvres oui. Je regarde les robes, les jupes, je me dis tu pourrais mettre ça ou ça. Puis je pense à Paul, pourquoi j'irais voir ailleurs puisqu'il a tout, puisque je lui ai dit qu'il avait tout, les autres sont des cons, ils savent pas baiser, ils sont pas drôles, ils ont des petites bites. Toujours cette bite, qui doit être grosse, plus grosse que tout, que tous. La bite universelle qui fait converger vers elle tout les bonheurs. J'ai envie de fumer de l'herbe, je vais boire du maté, non j'irai pas voir le mec qui a de la coke. Mes seins vont grossir encore bientôt. J'adore faire l'amour avec lui. J'adore qu'il me fasse l'amour. J'aime quand nous faisons l'amour. Le frisson de l'inceste. Ses yeux, présence, absence, voyeur évanescant. Ce ne sont pas les positions, ce ne sont pas les corps, ça n'est même pas la peau. Dans la tête. Ça se multiplie, ça se déroule et c'est différent, chaque seconde. Impudeur. Ses beaux yeux si tristes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Rien n'est réglé, je veux toujours être rassurée. Si tu parles pas je me mets en position foetale et j'hurle. Je vais pleurer, rassure-moi. Dormir ensemble, tous. Deux et plusieurs. La distance, trahison injuste et non voulue, à chaque évènement. Derniers remords avant l'oubli. Je n'ai même plus envie de disparaitre. On pourrait être tout les deux à fumer des joints devant la télé, regarder faites entrer l'accusé ou autre chose. Une série avec des flics et des enfants, des races qui survivent bien et se propagent efficacement. J'ai peur, peur qu'on te le dise que je suis une connasse, peur qu'on finisse tous à l'hôpital puis à la morgue, j'y pensais l'autre jour, quand je suis revenue vers toi, que tu me questionnais, que je me suis arrêtée à c'est ton ex qui t'a appelé, ça aurait pu être ça, et tu me serrais dans tes bras et je ne pouvais exploser alors c'est resté là, à me dire qu'il fallait rester calme et ne pas te faire mal surtout, le plus longtemps possible. Je ne sais pourquoi, il faut que je casse, que je détruise, que je foule au pied, que je garde pour moi l'horreur, la solitude. El là dans tes bras, l'horreur de moi. Inassumable et je me serai tuée si je ne m'étais endormie et si tu n'avais pas été là. François est passé à côté de moi aujourd'hui, je tenais le bras de Paul, il a fuit mon regard, s'est détourné, il avait encore l'air abattu. Il se hait tellement. Je me dis que je vais écrire un petit message à Paul mais j'ai peur qu'il ne réponde pas ou alors juste un «&amp;nbsp;connasse&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il est minuit, qu'ai-je fait? J'ai regardé des photos, beaucoup de photos de moi nue, je pense que Paul les a vu, Sophie aussi peut être. J'ai peur. Je suis angoissée et en plus j'ai peur, maintenant. Je suis allée le voir hier, il délirait un peu, je ne lui ai pas dit que j'étais avec Paul, chez lui.je ne lui ai pas encore dit que je ne pourrais pas venir le voir aujourd'hui. Je ne vais pas faire du stop en mini jupe. Minuit 21, apparement je ne suis pas enceinte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je ne suis pas Malcolm Lowry mais, il se trouve qu'il est 10 heures et que je sirote un café whisky. Pourquoi? Pourquoi pas me répondrait à peu près n'importe qui de sensé. Hier je pensais être positivement enceinte, non pas que ça me faisait plaisir, du tout, mais j'en été fermement persuadée et en ai parlé à au moins deux ou quatre personnes, puis au fur et à mesure de la journée, un premier test à 8 heures, négatif, puis je dors, me réveille, bondis en tout sens, comme j'en ai de plus en plus souvent l'habitude, puis vais faire un second test par prise de sang, négatif aussi, mes seins sont moins douloureux, la nausée se dissipe, puis aujourd'hui après moult péripéties intérieures, je me réveille mal, au son du marteau et je me dis, non tu n'es pas enceinte, tu es juste folle, complètement tarée, à un point où tu n'arrives même pas à savoir si c'est la poule ou l’œuf, enfin, le corps qui n'en fait qu'à sa tête, en roue libre, ou le fruit bien pourri de ton esprit qui contamine le physique, est-ce important de connaître la provenance de ce mal? Les effets sont divers et pas très variés. Mélancolie ou mélancholie?Energie explosive surgissant de nulle part et qui trouve sa voie d'expression dans la destruction le plus souvent, être rassasier de pensées négatives, défoncer encore quelques portes qui par le plus grand des hasard n'ont pas déjà été pulvérisées, puis fatigue malsaine, qui ne veut pas s'auto assommer. Alors, il y a plusieurs schémas possibles, je me dis des tas de choses en même temps pour brouiller les pistes, certainement, je peux être paranoïaque juste de moi à moi, sans que personne d'autre n'ait à intervenir. Je suis des tas de choses, une salope, une sainte, une truie, une outre, une pute, une chienne, un homme, une petite fille, une morte, une dormeuse, un bout de plâtre...les schémas, aujourd'hui, ne pas sortir, se sevrer de la nécessité de voir d'autres personnes, comme par exemple J., je ne sais pas pourquoi, peut être parce qu'il baise bien, tout simplement, et qu'il n'a pas une queue de nain de jardin, mais nous savons lui comme moi que ce genre d'envie est éphémère et traîne derrière elle une ribambelle d'ennuis. Et d'ailleurs il n'ouvrait pas les yeux, ses yeux si fragiles et sa poitrine est creuse, je crois que je n'aime pas ça. J'ai aussi envie d'appeler Jacques, François, Sophie ou je sais pas qui. Je pourrais aussi m'anesthésier plus profondément encore, comme si je ne pouvais pas me contrôler (je peux?), est-ce la question?la même histoire toujours, qui m'apparaît comme différente, toujours, quelle perfidie sans fond. Hier, encore cette scène, déclinée comme l'arc en ciel morbide, je déchire mes vêtements et je me sors ces phrases de moi à moi, crudité sans âge, ça n'est pas comme ça que je vais rentrer dans l'autre, pas avec ces mots là, pas avec ces gestes là, pas avec ce comportement, et pourquoi eux sont-ils au bout du compte si sages, civilisés, tout en retenue et en tristesse traînante? Il y a de sacrés travaux à côté, en plus ils laissent la porte de la cage d'escalier ouverte et ça fait un courant d'air...Hey Joe, tu as encore forniqué avec un autre homme, pourquoi, que voulais tu, petit être perdu, toucher l'humanité avec ton petit cri timide, pensant que ça marcherai, que l'empathie se propagerai par delà l'inexpression. Cigarette, café et whisky, sans arrière pensée culturelle...Tant pis pour la note d'électricité, je mets le chauffage. Je pourrais tout à l'heure, une fois bourrée, aller montrer mes faiblesses à mon voisin, chialer, être ridicule et être excitée par ma nudité d'esprit. &lt;span lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;Am I still in the picture?&lt;/span&gt; Qui? Lui, elle, j'en ai rien à foutre de rien, de tout, de rien, de moi, de toi, de nous, de vous, tu vois, tu vois, all along the watchtower, hier je me suis vue, je me suis sentie sur cette route déserte et brûlante, le soleil fort comme un oeil qui n'aura jamais de problèmes au dessus de moi, autour, nue, brûlée, l'oiseau exécutant des cercles au dessus dans le ciel, j'ai juste besoin d'air, d'eau, d'arbres et d'oiseaux. Dans l'écran des visages humains défilent, des putes roumaines, Anna Schygulla, Olivier Messiaen et les paysages d'Amérique, et sa femme Yvonne Loriot au piano, Zidane qui traîne des pieds, absorbé par sa tâche, manic depression, tous concentrés sur un point, quelque chose à quoi ils sont accrochés, cette chance qui sauve de pouvoir être accroché à quelque chose d'autre que quelqu'un. Une musique, un jeu, une misère, une croyance, encore ces indigènes nus dansant dans la poussière quelque part en Amérique du Sud, le manioc, l'éclipse de lune, énergie stable et employée à quelque chose, la lutte. Alors, quoi, aujourd'hui je n'ai plus envie de voir comment ils font l'amour, plus envie de mieux les connaître, expériences frustrantes et sous mauvais contrôle, recherches vides, mal paramétrées. Encore de ces rêves indigestes, un cahier où ma mère avait écrit, elle le nettoyait, il était moisi, dedans des photos de sa propre mère, les cheveux courts, l'air sauvage, assise sur un banc entourée d'herbes sèches, farouche, se forçant à l'immobilité. Puis dans le carnet des caricatures dessinées par ma mère représentant sa mère avec un énorme pénis et de petites annotations obscènes, elle la déteste et l'admire en même temps, puis sur certaines pages je reconnais mon écriture, des listes, seulement des listes, toujours la même, avec en gros au milieu toujours ce truc qui revient après un tiret, le sexe, je ressens une gêne, ma mère à côté de moi, je ne veux pas qu'elle voit ces mots. J'aimerai retrouvé mes propres cahiers, ceux qui existent vraiment et dans lesquels je me perds, les mots ne sont pas les miens, je raconte des choses qui se passent ailleurs et qui ne me concernent pas. Puis ensuite, toujours ces intérieurs délabrés, vides, sales et puant, froids, il faut que l'on ramasse le linge sale avec ma sœur, on est venu pour ça en voiture jusqu'ici, il est mélangé avec celui d'autres personnes, celui des enfants des pauvres, sur la route crevassée et mouillée. Il y avait des abeilles partout dans l'air qui venaient percuter notre peau, la mienne était molle et plissée, sur la route des motards fonçant vers nulle part. Je ne sais pas pourquoi ma concentration tombe aussi vite à chaque fois, là j'hésite entre redormir, fumer, prendre un bain, danser, vomir. 10 heures 49. noyée d'alcool, le café fait moins d'effet, bizarre. J'ai de tout petits yeux fatigués et enfoncés dans mon visage, ma bouche est toujours sensuelle et boudeuse comme un affront, et mon nez paysan, comme mes oreilles, une accumulation de choses qui ne sont pas en accord et qui se haïssent cordialement. Je n'arrive pas à me tenir sur ma chaise, pliée, frigorifiée, affamée. Pour me donner un peu de discipline, je vais m'envoyer une ligne. Une ligne directrice d'écriture...Faisons dans l'organique, mon système interne est moisi, je ne sais pas si il avait prévu de m'envoyer une chiasse ou si s'est l'effet un peu radical du whisky café...enfin, sinon je peux parler de mes expériences physiques récentes, de mes derniers baisouillages anarchiques. Je flippe car demain il arrive, je m'étais dit que je serais sage, mais plus le temps avance et plus je fais n'importe quoi. Maintenant c'est la voisine qui met de la musique, je sens les basses par le sol. Encore envie de chier, le corps maudit et remplit de merde, alcool coupe faim, prendre un bain, s'écorcher comme les indigènes avec des dents de poissons, toute la surface du corps, ils avaient le même corps, les femmes de petites fesses carrées et un gros ventre. Le tremblement souterrain des membres, implorant la pitié, jouant l'innocence comme de petits crabes sans défense ballottés par la marée. L'odeur de la marée sur mes doigts petits crustacés espiègles prêts à se loger dans n'importe quelles cavités sombres. Pour faire venir le repos, un soulagement imaginaire jamais suffisant, partiel dans le flottement des vagues, clapotis chaud, berce frustration sans clés, hippocampe ami emporté, laisse traîné sa carapace joliment taillée. Appuyant fort sur la lame de rasoir, j'attends. Je me dis peut être au visage, une trace d'aiguille au creux d'un bras et sur l'autre, les taillades moches. Balancement, puis dans la rue le pas rapide du cœur qui avance seul. De profil, se mettre à la place d'un autre, au choix. Je veux bien, je le jure penser autrement, à autre chose, lire Shakespeare par exemple, s'oublier, mais comment, là maintenant, mauvais choix, elle aime me faire souffrir, que puis-je y faire? Vivre toute sa vie, aimer tout son amour. Par delà les aléas des problèmes temporaux et des rencontres inopportunes. Minuscules liens si fragiles des connexions établies par les esprits ayant laissé trace impérissable de leur énergie. Continuations improbables livrées pourtant au chaos, dans le cercle qui va s'élargissant des diverses souffrances, suicide avorté, complice des heures mortes, brouettes à la chaîne vers la décharge montagne, paysage à manger qui contamine les fleuves, fleuve sang, fleuve noir du ciel observé en rêve, fleuve bleu des espoirs artificiels, mélopée nostalgique du fleuve larmes. Quelque chose est perdu, quelque chose est cassé, abandonné les recherches et tenir la main, dans la chaîne, voisin de droite, de gauche, calé là et faire caca dans le bol commun. Manger.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle veut dormir, elle a mal à la chatte. Douleur d'écartèlement. Boire le matin, ça elle trouve que c'est une riche idée, alors je la suis, c'est bien, ça change, ça me change des céréales de midi. Peut être un joint? Ou un autre café aromatisé. Je sens la connexion, mais j'ai toujours froid et suis inconfortable, comme le jeu des flammes dans une petite pièce sans air qui serait là en haut dans ma tête, danse folle des flammes, elle crie je suis libre mais n'y croit pas, jamais elle n'y croit, elle cherche peut être ça, un objet extérieur qui améliorerait sa capacité à croire, et donc elle se positionnerait dans un autre monde, qu'il soit meilleur ou pas, là n'est pas la question. Juste autre chose, du neuf, de l'inattendu. Elle se disait il y a quelques heures, que personne ne méritait de la baiser, personne de sa connaissance, puis quelques heures plus tard elle baisait quelqu'un, tout en se persuadant que c'était bien, elle avait juste envie de se faire lécher les seins, les seins étaient lourds et douloureux, impérieux. Puis elle rêve de lui qui va venir, qui lui a écrit qu'ils fallaient qu'ils arrêtent de baiser n'importe comment, ils se retrouvent sur le quai de la gare et elle a envie de l'embrasser à pleine bouche, parce qu'hier l'autre a fait comme ça et lui a mordu la bouche, les fourmis encore là impatiente dans la bouche gonflée. Elle sait qu'il n'aime pas ça, avec la langue et tout, alors il garde la bouche fermée lui et porte son sac et veut marcher vite vers quelque part, pour continuer à avancer, comme le train avançait à sa place, ne pas rester dans la foule, elle ravale l'envie de lui, l'envie de lui simple en théorie, si inadaptée à la pratique. Tant pis, plus tard. Elle retenait son plaisir si imminent, si brutal, sans règles, puis dans le livre elle a lu qu'il ne fallait pas retenir son plaisir, sinon il s'enfuit juste et ne revient jamais tel qu'il aurait pu se manifester, il meurt. Peut être. Ce plaisir-là pourquoi fait-il autant chier? Pourquoi l'obsède-t-elle autant? Est-elle frénétique, frigide, nymphomane, comme ils en parlent, eux aussi si souvent. Dans le temps il ne soulève rien. Elle se branle devant des images de viol, pense qu'elle va s'endormir rapidement après, puis non, toujours cette tension au cœur. Haine dure. Dort-elle? Dans le lit sous la montagne de couverture, immobile. Un certain temps, nue dans la rue, que feraient-ils? Elles aimaient ça, avec toute la main, pas moi, mais je ne l'ai pas dit. Ne pas dire du mal de... ne pas faire de mal à ...prendre soin de soi...sentir qu'entre chaque être humain il y a ...(quelque part ailleurs, le 21 mai peut être, je lis ça, j'ai froid et j'ai de la fièvre)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tentée de traverser la rue trouver une présence, un désaccord provocant une chute mortelle interne, ou un accord temporaire dans lequel se perdre corporellement et suite. Faire une proposition incandescente. Mauvaise mine. Je n'attend pas Noël pour me défoncer le foie, je n'attends pas le jour de l'an pour picoler sans raison, je n'attends pas la nuit pour boire ma honte et mes caprices. Je le fais maintenant, en ce mardi de décembre, depuis 10 heures. Toujours pas persuadée du bien fondé, pas justifiable, pas d'alibis macabres ou de croûtes traumatiques refaisant surface par horreur interchangeable. Je prends les mots à défaut, comme la vie. On pourrait dire: malédiction. Changer. Refus obstiné dont je fais profession. Garder la distance, yoyo des distances dansantes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;Baby, baby I like your lips.&lt;/span&gt; Demain est toujours un putain d'autre jour. D. est toujours un putain d'autre. Prisonnier entre hier et demain, dans une ville inconnue qui tourne sur un rythme différent. J'entends souvent les mots argent, travail, euros, appartement, enfants, famille, dans les plis de ces bribes je frissonne d'horreur, l'incompréhension réciproque est-elle si violente, vraiment? Je me sers un autre café whisky, au sommet de cette montagne couleur terre sienne, j'écoute The Idiot d'Iggy Pop. Les aléas du non choix font fureur dans ce cerveau-là. Lequel? Il est midi, je m'accroche comme une malade inconsciente aux faibles phrases germantes. Les travaux toujours à côté et la musique parasite, jamais loin de flancher dans la haine aveugle. Difficile d'accepter le changement perpétuel en plus des divergences de bases concernant les organismes vivants. Unification impossible à réaliser, alors pourquoi s'emmerder avec cette idée?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Rien de neuf sous le soleil de Satan. De bout en bout, je m'imagine être, la musique a capté l'essentiel du mouvement dans la répétition. Je m'épuise sans fin, je sais, mais quoi d'autre pour le moment. Patience dans le ciel de plomb. Je crois que je vais vomir, la tête tourne, je vois la figure de Charlotte Brontë qui articule une phrase:&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Better to try all things and find all empty, than to try nothing and leave your life a blank&amp;nbsp;». Quelle ironie n'est ce pas? Pourquoi se fatiguer, pourquoi pas. L'expression se refuse à moi, comme un bel homme déjà trop convoité. De toute part sollicité, s'il me croise dans la rue, il s'adresse à moi de façon légère, sans implication personnelle, je dois le fuir, je ne veux pas être tuée par lui. C’est moche. La liberté d'expression fait des morts tout les jours et les remplace par des enfants fraîchement moulés dans le creusé du mensonge. D'une génération à l'autre, les techniques se perfectionnent, détecter les réfractaires et les éliminer, en douceur, dans l'indifférence la plus totale. Seule la solitude pourrait... Suis-je toujours enceinte, alors?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je crois que je vais mettre cette merde matinale sur mon blog. Ceux qui sont constipés devraient se sentir mieux après lecture.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ils te détectent à la voix, dans le téléphone. Les maghrébins chantent en travaillant sur le chantier d'à côté. Ils te suivent à la trace dans le réseau. Ils disent à ton oreille quand tu crois te reposer: argent, travail, euros, appartement, sécurité, famille, crise.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je me suis endormie, encore, une heure et demie, je change d'avis de plus en plus rapidement, ça se resserre, j'ai rêvé de phrases, j'ai baisé une fille qui s'appelait Rosamund, dans une guérite confortable au milieu d'un parc, je crois que je me suis touchée en dormant je sais plus, il y avait un homme aussi, je me contentais de lui toucher le sexe à travers la toile de son pantalon. J'écrivais une lettre et restais derrière la table, devant le papier, les gens de ma famille défilaient en me disant bonjour, je ne levais pas la tête, puis mon oncle, feignant de mal voir s'est approché très prés de moi, le lui ai attrapé les couilles, il a joui instantanément devant tout le monde. La fille était à quatre pattes, je la léchais par derrière à grand coup de langue bien appuyés comme j'aimerai que l'on me fasse la même chose, ça lui plait, elle se cambre de plus en plus.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;On pourra dire que je suis habillée pareil depuis longtemps, plus longtemps que la norme admise. Rose est fébrile, j'appelle Maria, elle s'est déjà barrée de Montpellier, elles est à St Mathieu dans sa voiture, elle reste deux semaines à Cessous. J'envoie un message à X, «&amp;nbsp;dis moi est tu vivant bourré ou mort à jeun, bois tu du café? As-tu besoin d'un ours?&amp;nbsp;» ...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je reviens de loin encore, et toujours dans un cocon d'intranquilité je débarque et suis jetée sur la rive, je regarde longuement cette peau translucide dans laquelle j'ai voyagé se désagréger dans les remuements fantasques de la mer. Elle fond sur le sable, comme le ferait peut-être une méduse, moins vite. Je médite sur la notion de refus. Le flux et le refus du flux. Le contre flux, l'influx, stupide, reflux, afflux et toute la charrette. J'ai l'impression que l'alcool qui était dans ma tasse s'est évaporé pendant que je dormais, ça sert aussi à ça le sommeil, à laisser l'alcool s'évaporer, alors s'il n'agit plus de cette façon, c'est le chaos, donc autant ne pas s'inquiéter. X ne répond pas, j'en déduit qu'il est vivant, mais sobre. C'est sûr j'ai pas été gentille. C'est intéressant mais on s'en fout. C'est super intéressant mais on en a rien à foutre. Le voisin aime tousser dans la cage d'escalier quand il descend son chien. Ils vont faire pipi caca dans la rue. Les travaux encore, j'ai l'impression qu'ils installent une nouvelle montagne juste devant ma porte et sans mon consentement en plus. Le son du bruit, encerclée par ce son. Je dis à qui veut l'entendre que j'écris des dialogues, mais ce sont plutôt des monologues, pas vraiment, mais une partie seulement du dialogue, la mienne, en face, ce qui serait sensé être en dessous puis en dessus, cette partie là est laissée vide. Je peux essayer, mais personne en réalité ne se prêterait à ce jeu. Ça donnerait ça.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;version réalité des faits 1:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-je te dérange? Tu veux, tu veux boire du whisky? Il m'en reste pas mal&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-ah, t'es occupé, tu dois faire ça, bon.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-à plus tard alors, tchao.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;-&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;c'est pas terrible, c'est comme ça, c'est le choc des élans refoulés ou du peu d'envie de...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pour d'autres versions, ça dépend de moi, alors je sais pas. Je suis soumise.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'hésite à sortir, si je sors il va m'arriver des trucs indépendants de ma volonté, c'est sûr. Ils me forceront à faire semblant de pas m'ennuyer, mais je sais bien...au moins là, seule, je fais pas semblant, je suis à fond dedans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'ai encore pas mangé, il est 16 heures, mais bon je fais un poids supérieur à la normale, peut être à cause du fœtus mystérieux. Je le gave de cigarettes et d'alcool, comme ça il saura vite ce que c'est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Putain, ça me perturbe de savoir qu'il arrive demain, je sais pas quoi faire. Des courses, le ménage, m'amuser vite et de façon malsaine jusqu'au dernier moment? Il m'appelle, d'Aurillac, il y a de la neige, je n'ai rien à dire, l'essentiel, je suis en mauvaise état, on l'aura trompé sur la marchandise, demain 19 heures, j'aimerai qu'il annule, mais il ne le fera pas et j'aurai dû lui dire avant. Je vais devoir me comporter en fonction de lui, en partie, pendant plusieurs jours, puis dans mon travail aussi, être calme et patiente.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quelques jours plus tard, début janvier, tu t'en vas le matin, il est 9 heures, là bas il neige, j'aimerais me rendormir un peu, puis je fais le ménage et je fume en buvant du café, je suis calme. Je rêve de bondage, de corps nus et parfaits, les fesses d'une belle fille se balade encore derrière mes paupières au réveil, ne pas abimé le travail de ficellage, ne toucher que certaines parties du corps, doucement. Je sors pour acheter un nouvel agenda, je croise Maxi et Jacko, très occupés comme toujours, nous allons à la poste, D. arrive vers moi, dans un drôle de manteau à la couleur indeterminable( moutarde sienne?). Je ne fuis pas, il viens à moi comme en rêve, continuité onirique. Je me dis que déjà il faudra que l'on se quitte, je ne peux m'empêcher de sourire, de le regarder avec insistance, toujours. Il me pose un problème, il me mets face à quelque chose qui me semble insurmontable, plus grand que moi, d'inhabituel et grandiose. J'évite de trop parler, enfin je crois. Toujours cette absence totale d'assurance face à lui, qui me pèse et me fait souffrir. Il va partir, retourner vivre à Paris avec son amie. Les deux paumés marchent dans la rue, ils ne vont nulle part, les deux paumés je les ai vu, leur regard hagard m'est apparu, quoi? Je ne sais plus.chacun espère. L'espoir symbole. Tout devient symbolique. Au chaud, chez soi. Seul.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je reviens maintenant, plusieurs jours après, après ça là haut au dessus, j'ai vu M, je vais le rejoindre dans trois jours là haut aussi, j'ai travaillé à l'asile, j'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de fumer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On pourra lire ça et se dire qu'on a compris, s'en tenir à ça, on a compris et on va retourner sans difficulté à ce qui nous constitue et nous permet de ne pas être tout le temps en train de hurler de peur, de terreur. Un petit sourire vainqueur s'adressant à la faiblesse de ce morceau de vie, du vocabulaire mis à la disposition de celle qui l'a retranscrit sur le moment. Je ne sais pas si Dieu existe mais je crois en lui, c'est ce qui me vient au réveil, un travail quotidien, Bruno Metzer et les Penans de Borneo, la forêt, détruite à 90 pour 100, le python, la jambe de bruno, le mont mystérieux, sa lettre à Charlotte, la dernière, petite grande étoile, dans d'autres circonstance, ma dernière pensée sera pour toi, là haut perché sur le rocher. Max Gallo qui glause sur Gaza. J'ai rêvé de New York, le ciel était bleu clair, chaque visage précis et original, le monstre du loc ness, les chevaux se baissant près des lacs, le feu les dents du monstre sur mon pieds, faire de la moto, j'écrivais dans cette ville, le ciel est devenu noir, les immeubles se sont tassés et sont devenus très bas, petits minuscules, ploc! J'entends les cris des fous, je sens encore l'odeur du foutre blanc jaune pisse du vieux. J'étais sensée attendre quelque chose, j'ai oublié que j'attendais, maintenant je suis comme eux, j'ai intégré cette fausse attente et elle me tient debout artificiellement. Un dimanche de janvier en 2009, tous me tane avec l'âge et la profession, je n'ai pas d'arguments pour contrecarrer leur argne, leur voracité à me voir plus bas que terre rampant à leur côté dans la même boue sale, si ça peut leur faire plaisir, si ça peut les rassurer alors oui je suis à leur côté et je suis même bougrement plus sale qu'eux. Je vais lire «&amp;nbsp;L'insurrection qui vient&amp;nbsp;» du comité invisible, c'est assez nerveux et sans compromis dans la vision mais c'est le contre poids idéal du moment. Je me sens sèche et adulte mais sans appartenance précise, je vis pour dormir et m'envoler vers New York et ses visages, ses monstres et sa vitesse. Mon appart pue et me tape sur les nerfs, toutes ces pièces sur terre me tape sur les nerfs, peut être un blond qui joue du saxophone, une salle dans un château de la loire, une vie de visions que je peux tenir seulement quelques secondes, parfois moins, comme des notes, ça s'accélère puis s'atomise pour s'effacer totalement, comme tout partout, le temps fissurant tout avec sa relativité aquatique, l'air ne passe plus, ça pue je vous dit, ça sent l'alcoolisme et la saleté, l'étroitesse et les boucles cérébrales empesées, pouvoir respirer devient le vrai luxe, oedème pulmonaire des classes aisées, saturés d'oxygène propre qu'ils sont, péter dans la soie, j'écoute du bruit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le bordel revient en force, il avait lâché l'affaire quelques temps, puis le revoilà donc, il est énorme, un bloc sans âge, et il crie fort comme un petit enfant sauvage, ses grandes mains tendues en avant, il vient pour me dévorer et ne laisser que mes os. Très bien mange moi oh grand bordel, régale toi je t'en pris. Je vais m'assoir et attendre un peu, les enfants africains et les indiens aussi ne vont tarder non plus, ils viennent me jouer une comptine, pour passer le temps et ils savent que je les aime. Les extraterrestres m'ont retrouvé, ça devait arriver, l'univers n'est pas si grand et on ne peut pas se cacher indéfiniment. Une fois qu'ils me mettront le grapin dessus voilà ce qu'il va se passer, c'est pas joli joli je vous préviens. Mes mains vont devenir froides, insensibles petit à petit, mes jambes ne voudront plus être des jambes, mais plutôt des bras(généralement)ou tout autre partie du corps (rarement les dents(0,23 pouyr cent des cas) ou des cheveux(un seul cas connu à ce jour). Mais les pires torutres qui me seront infligées se localiseront essentiellement au niveau du cerveau, qui va prendre cher comme on dit, et là tenez vous bien, c'est long et pénible à raconter et à écouter. Je viens à l'instant de sortir sur le perron, il fait presque nuit maintenant, le ciel est bleu et les oiseaux chantent, la lune quelque part derrière les nuages est pleine et jaune. Ils sont venus à ce moment là, doucement, j'étais rassurée de les voir enfin, je savais que la rencontre était proche. Je suis revenue dans la maison, puis je me suis installée au coin du feu, devant l'écran de l'ordinateur et me voilà, maintenant ici. Je ne sais plus à quelle étape précisément nous en sommes, quelqu'un peut me dire? Merci. J'ai chaud, j'ai l'illusion que mes mains sentent encore les choses, touchent sa peau, et les branches des arbres et le sable, et mon cerveau va à volo(). Je me sens en afrique. Le corps, le corps revient comme un enchantement à réinventer, tout pour lui jusqu'à l'esprit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je me disais que j’avais bien envie de prendre un peu de cocaïne avec toi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Idée&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme ça&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Betty Sue en train de passer dans toutes les mains sous l’éclairage vacillant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Speedfreak&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nuit engloutie ou journée peut être, sombre un peu plus que les précédentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En compagnie d’un chien qui fume et boit plus que de raison pour son gabarit de chien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et sur le pont la jeune veuve qui attend toujours, Golden Gate, la poitrine nue et le visage tourné vers le soleil&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et derrière la vitre, cette autre femme inconnue, les jours de pluie, elle tient ses gros seins blancs dans ses mains tout aussi blanches et regarde la rue, œil gris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus la technologie progresse, plus l’humour décline. C’est pareil pour tout les arts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Essaye de rire un peu, au lieu de laisser traîner des objets creux derrière toi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lui il n’a pas besoin de toi pour exister.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le livre est comme le chien à l’arrière de la voiture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bouledogue affalé sur la banquette arrière, ivre et impassible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Idole païenne, crapaud magique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je t’écris hier, j’ai enfin percé le secret des écrivains alcoolique et tout le bazar autour de ce mythe, est-ce que ça tient la route? je crois que oui, mais il faut peut être quand même avoir une paire de couilles, sur ça je ne suis pas encore au point, creuser encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai senti ses derniers jours ce que ça pouvait être, très différent maintenant, du fait de mon grand âge, rien à voir avec il y a six ou sept ans, au bout de quelques jours, oui c’est venu, dégeulasse, mais essentiel, ça fait comprendre certains concepts, tel que la solitude ou l’autisme (vraiment des concepts?). Alors, ils étaient encore là, ils n’avaient pas déserté eux, tout prêts et tout proche, mais c’était pas évident non plus, pas le genre de relation maître- esclave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, c’est à moi de voir, grand voyage ou petite escapade ou rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou pire encore, grand mensonge concerté rassasiant impeccablement ma paranoïa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remplir des bulles de fumée. Et les faire péter ensuite avec ses propres yeux. Ou enduire de caviar des bites molles et sucer en vain. Une vision vient en chasser une autre ou en cacher une autre, suivant l’état du bouquet de nerfs. Ils me bombardent de signes ses derniers temps, mais j’esquive, mes mains s’agrippent aux regards, aux sourires, aux rires sonores et bien réels. Ils appellent. Je crois que je les fais beaucoup rire, toutes les conneries hippie, les grimaces, les petites piques, les attitudes, l’absurde toujours plus poussif, l’ennui qui dégouline du plafond en flaques molles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans mon bain, je repense à la fascination…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne t’aimais pas, j’étais juste fascinée par toi, maintenant c’est fini. Je suis comme toi, parfaitement détachée et moi aussi je fais souffrir certaines personnes, sans le vouloir évidemment, car je suis profondément gentille. De toute façon, comment aurai-je pu t’aimer alors que tu m’ignorais superbement. Il me reste seulement un peu de fascination pour ma propre fascination, un puit sans fond dans lequel se mirer infiniment. (J’ai l’air malade et égarée, alors que je sais, aujourd’hui enfin, je sais, un peu).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Injuste visage qui suit un autre chemin, celui-ci sans surprises et immuable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A quel point nous avons envie d’être aimé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chute et rechute dans ce paramètre intouchable et fluctuant follement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment a-t-il réussi à m’embrasser, je ne me souviens pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me remémore certaines phrases que j’aurai aimé lui dire, mais en les ayant pensées sans lui en face, elles sont mortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Océan des phrases mortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;Betty Sue is so free now.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La femme qui n'a plus ni père ni mère&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je la prendrai sous mon toit&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et je ferai de son désespoir&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;notre fond de commerce&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et je ferai de sa tristesse&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;un appartement confortable&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et je ferai de son hystérie chronique&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;des repas au champagne&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et elle fera de moi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;sa religion aux infinies racines&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je crois que je suis au fond d'un gouffre tout particulier. En cette charmante saison où les chattes pleuvent comme du lait sur mes yeux, où les déments se débattent pour cueillir les fruits roses aux branches des pucelles. Nous nous délectons du peu de savoir qui fourmille dans nos veines et ne vient ainsi rien parasiter dans notre paradis. En cette charmante saison, donc, la fille au manteau long et noir refuse les baisers et boit à la bouteille, il est cher le silence et elle n'a jamais celui qu'il lui faudrait. Elle pense à lui qui n'existe pas et qui définira son existence, l'approuvera à la fin dans son infinie générosité, mais on s'en branle, elle ne vit pas non plus, enfin elle ne s'est jamais vue dans un miroir. Lui ou un autre, ils ne font qu'un, éparpillés qu'ils sont. Le gouffre du printemps et des mots papillons, qui s'envolent tout de flammes affolés. De toute façon il n'y a plus rien à révéler, il peut toujours débouler le prophète, il marchera sur la poussière. Ce que j'ai au fond du coeur n'est pas différent de ce que j'ai au fond du cul. Je vais fuir les définitions et fuir le monde ricanant des mots qui n'échouent pas dans mon esprit, passant de Dostoievski à L World, passant de phantasmes fades et verrouillés aux saveurs brutes des impactes fluides, renversés comme deux lèvres, comme deux horizons qui ne se toucheront jamais, comme nous. Le bleu ne vient pas du ciel. Le fil de ce que l'on nomme pensée ne me suit pas, la pelote était courte. J'ai vu une araignée flotter dans les airs, elle ravalait son fil frénétiquement comme si ce geste allait l'emmener quelques part, dans un endroit sûr où tout irait bien, je l'ai regardé longtemps jusqu'à ce qu'elle disparaisse haut dans le ciel. J'ai vu les abeilles butiner à l'unisson un arbre immense, leur bourdonnement m'a hypnotisé, j'ai vaguement pensé à Tolstoï, le bleu du ciel était partout, implacable et dominant par sa tranquillité l'intranquillité de la fille au manteau noir. Elle s'assoie pour écrire mais avant même la première lettre elle veut rejoindre son lit et recommencer à s'en servir, les visages sont comme incrustés dans le ciel. La lourdeur colonise tout son être, il faudrait le jeter et le laisser là une bonne fois dans le lit. Une pleine galerie de nouvelles douleurs, pour éviter la mort. Impensable lien avec le néant qui courtise notre avenir. En riant je m'aperçois que l'on ne peut mourir qu'une fois et qu'il n'en est pas de même avec la vie. Un papillon de nuit s'est posé sur ma main pour la paralyser, ou peut être est-ce un baiser.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Est-ce que c'est juste pour coucher avec moi?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je ne saurais le dire précisément.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tous des acteurs, tous en train de jouer, jouer pour jouer, parce que les autres jouent aussi. Ils trouvent ça parfaitement sain de se tripoter sans raisons.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ils savent tous parler, dialogue à la télé, souvent seul, si tu n'as pas de famille, pleure, si tu n'as pas de travail et bien bouge!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Commencer par faire la liste des trucs de la journée, j'écris «-acheter de l'alcool-écrire&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;leur lâcheté face aux viols, devenus trop nombreux, s'étendant à toute sorte de surface.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;On pourra dire, ils sont malades et de toute façon ils allaient mourir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La seule vraie solitude est la liberté.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle me dit, rien n'y fait, je ne m'adapte pas au temps qui passe, je cherche une explication chaque fois que je le peux si possible dans des états différents, et j'en arrive à la conclusion que je ne suis pas faite pour la temporalité, cette affaire ne devrait pas me concerner, c'est une erreur. Regarde, à l'âge où une femme fait des enfants ou divorce ou commence à payer sa maison, ou tout du moins a trouvé un emploi stable, une occupation précieuse, moi je suis là, face à toi et je ne sais toujours rien depuis donc 27 ans. Et tous en parle aussi, de cet âge, de leur âge, avec gêne, avec honte, si à cinquante ans un homme n'a pas sa Rolex, si à trente ans tu n'es pas mort de la tuberculose ou tu ne t'es pas suicidé...quelle pression générale, alors que nous sommes tous prisonnier d'une subjectivité qui s'ennorgueilli sans cesse de son originalité démentielle, mais qui n'est donc pas perméable à ce genre d'énoncé. Plaire, pour quoi, pour qui alors que tout les phantasmes romantiques ont été massacrés, poignardés sauvagement à la croisée des chemins, fondant sur eux mots cruels et phrases assassines sous leur poudre la peau sale, encore un acteur. Peut être qu'ils se disent qu'ils ont joué avec le temps aussi, mais le temps n'est pas dupe, et qui est-il, s'il était un homme je l'aimerais, car seul lui me tient réellement dans ses bras. Ils ont peur, mais moi aussi j'ai peur, mais avoir peur ne me fait pas peur, je pourrais devenir folle, comme on dit, et je me sens proche des fous, souvent je me dit quand la télé marche, qu'ils ont encore pris de l'avance par rapport à la dernière fois, ils ont avancé dans la folie, la vraie folie, et bizarrement elle se diversifie très rapidement aussi, comme en branches, le système judiciaire est un exemple frappant. Les dons oratoires des individus lambda me fascine, j'écoute leurs mots, pèse leur débit, forme quasi toujours identique, infaillible langage qui veut signifier, qui singe la beauté par habitude comme à l'église, produit. Il n'est pas évident de partager autre chose que notre peau et nos mots. Le désespoir et la vie ne font plus qu'un. Pratique de la remise en question permanente, activité contre productive. Pirater la vie même. Je partirai les mains vides cependant, sans une seule seconde volée dans mon sac. Le temps, bel ami m'aura tourmenté mais il ne m'aura pas connue. Cette alliance restera une énigme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je sais bien qu'eux aussi souffrent, que cette souffrance est réelle, que l'empathie est aisée quand elle concerne les choses simples de la vie, la maladie, la mort, la misère. Je ne me mets pas à leur place, l'on s'oublie pour mieux se retrouver.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'aimerai que quelqu'un m'arrive.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il est venu à moi encore une fois, l’autre nuit. Il m’a regardé rire et parler à tout les hommes, chacun buvant sa dose d’alcool dans son coin. Je m’en fichais, j’étais guérie de la dernière fois mais je savais qu’il m’observait quand même et j’en rajoutais, comme une vieille grue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je me dis je suis bien attrapée, les bras en croix dans mon lit, délirant à la recherche de la vérité dans la nuit, je ne suis ni une pute, ni une maman, ni même une amoureuse ou une légitime ou ce qu’on voudra, je ne suis ni Anna Harendt, ni l’aide ménagère conne mais sympa, je ne vaux pas plus que cette jeune fille autiste qui se branle à travers son jogging dans des spasmes frénétiques&amp;nbsp; et incontrôlés, elle se frappe quand les autres crient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Son visage à lui se penche sur le mien, je ne peux l’embrasser, pas devant les autres et en plus j’ai des boutons sur la bouche, je sais plus comment s’appelle cette cochonnerie. Il est aussi paumé que moi, il aimerait que ça ne se voit pas.&amp;nbsp; Il me dit de me calmer, je m’approche, je lui dit que j’en ai marre qu’il soit froid avec moi, il en a marre de savoir que j’habite en face, il me dit que c’est physique et que ça l’emmerde grave, cette attirance, pour moi c’est pareil, mais je me fais plusieurs promesses, je ne veux plus tromper M, et ça n’est pas parce qu’il en a envie ce soir que je vais céder, je lui demande ce qu’il fait de ses souvenirs, il ne se rappelle pas, le chien, le dalmatien et le boa rouge, l’œil quasiment crevé un soir, moi je me rappelle aussi avoir été conne, c’était peut être le matin, le préservatif était resté en moi, et je lui ai dit que je n’avais rien senti, et que non je ne voulais pas que tout le monde sache, pourquoi&amp;nbsp;?, puis le lendemain, il était à côté de moi et il n’osait plus me regarder, il faut qu’il boive pour se sentir à l’aise, je ne sais pas quoi en penser, il ne faut pas être catégorique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alors l'autre soir, après notre discussion qui fut courte, un peu absurde et révélatrice de nos lâchetés singulières, je suis partie en lui disant que je revenais, j’accompagnais un copain chez une copine, mais je ne suis pas revenue, c’était trop facile, il m’a attendu toute la nuit, il ne me l’a pas dit ouvertement, il s’est endormi au bar, la porte était restée ouverte, tout les autres dormaient chez lui. Je suis rentrée chez moi, bien contente de résister, mais pourtant le matin, j’ai pensé à lui, j’avais envie de lui de façon inhumaine, et lui il dormait sûrement et même, une fois dessaoulé il n’aurai pas été très loquace…je lui ai écrit une lettre manuscrite très crue d’une page, j’étais certainement encore défoncée et c’est le genre de lettre qui me ferai hurler de rire si je la relisais à un moment inapproprié.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je lui dit aussi qu’il peut venir me parler quand il veut, que je l’aime bien, comme il est, enfin des tas de conneries simples dans ce genre, que si je suis un peu conne quand je lui parle c’est parce qu’il me trouble, il me dit qu’il n’a pas particulièrement envie de parler avec moi, que ça n’est pas ça qui l’intéresse en gros, il ne voit pas du tout ce qu’il y a de dévalorisant dans ces paroles, il est sincère quoi.&amp;nbsp; Ça m’ennuie profondément, chaque minute passée à penser à lui, à sa bite est une goutte de poison supplémentaire, je me sens intoxiquée par lui, j’imagine que pour lui c’est à peu près identique, tout ce que l’on pourrait faire et se dire aussi, peu à peu son visage disparaît, c’était il y a deux soirs seulement pourtant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;je parle mieux toute seule que quand j'écris, les idées sont plus intéressantes, je voulais faire saigner ma morale tout à l'heure, ça me semblait possible de me venger de ceux qui pensent me connaître, de ceux qui pensent que je leur appartiens, que rien n'empêche rien, que ça m'emmerde de m'imaginer baiser avec la même personne pour le reste, surtout parce que cette personne est aussi lâche que moi et que son amour est aussi raboté et mesquin que celui que je lui porte, malgré toute la tension et les discussions intelligentes, ça reste merdique et superficiel et j'en ai marre de rien faire, de tout, de tous, ça ne fini jamais cette déception et cette frustration , que ça m'emmerde de baiser tout court aussi, car rien ne passe, je suis comme cette infirmière maintenant dans le film d'Eustache, je comprends tellement ce qu'elle ressent, mais quelle est la solution, je me sens tellement méprisable et l'on ne se gêne pas pour m'écraser, me mépriser quand on sent que c'est facile on y va, mais je me vengerai des viols, physiques ou autres, je crierai dans le noir jusqu'à ne plus avoir de voix, je crie en rêve tout les soirs, je suis seule, face aux façades de sourires je souris.&amp;nbsp; et je vous emmerde si vous pensez que c'est secondaire, superficiel, pour moi tout est là et tant pis si l'on ne se comprend pas, nous n'y pouvons rien. je m'en veux juste d'être perdue dans mes raisonnements, dans mes sentiments, de faire des zig zag sans arrêt dans ma tête, comment se défendre après, impossible, si rien ne tient. je suis fatiguée et je pleure, je ne suis plus énervée, je m'énerve quand je parle seule et je me calme un peu en écrivant, plusieurs voix chahutent. et je pense encore différemment quand je ne parle pas et que je réfléchi, c'est comme les maths ça va plus loin mais quand on veut refaire le chemin, impossible. je me fiche désormais que les gens m’aiment ou pas, ça me permet de les ignorer en groupe, c'est moins fatigant, six ans avec M c mois ci ou sept, c'est pareil, j'aimerai qu'il crève, j'aimerai qu'une personne que je connais bien crève pour voir. voilà que je raconte encore n'importe quoi alors que je suis sensée continuer une nouvelle. mais ça c'est du travail.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il fut un temps où je savais. Mais je désapprends vite. Les spasmes longs et les courts, à la minute. J'ai eu des amis et maintenant ils ne m'apparaissent plus qu'en rêve, avec toujours la vague promesse que l'on se verra bientôt, leur chair et leurs os, leur visage mouvant. J'attends là, dans cette maison au milieu du ciel gris sans savoir à quoi. Les roses dans le vase me narguent calmement, leurs formes et leur couleur font penser à. Je ne sais pas à travers quoi regarder pour lire les gens. Leur présence ici reste insuffisante, mais alors où? Et pour moi c'est idem, où aller me chercher? Dans quel coin, derrière quelle porte, dans quel lit me suis-je oubliée? Ils aimeraient agir avec moi comme avec les autres, suivant les mêmes schémas, mais je ne suis pas rationnelle. Comment leur dire que souvent je m'en fous, je suis seule et c'est tout, sans les froisser. Rien ne suffit plus. S'entendre chuchoter des bêtises la nuit. J'aime faire l'amour, mais c'est mieux quand on aime, par définition, et même on se sentirai moins sale si l'on ne le faisait que quand on aime, mais comment savoir, ça fluctue, ça endort, ça se noie, ça tangue, ça fout le camps à la moindre inattention, à la moindre maladresse, pan! Alors on serait encore vierge. Et ça ne se conçoit pas ainsi, l'animal. Et bien oui c'est cassé, mon corps est comme moi, il ne veut pas, il refuse l'épanouissement, l'abandon, la confiance, il garde sa solitude sale et ses frustrations bloc. Pas par peur. Contre spectacle en action. Toujours cette humanité en vous qui cache l'individu, celui même qui pourrait. La maman, la putain, et sinon l'égoïste aveugle me fatigue lui aussi, avec ses choses fixées sur le papier dans ses têtes. Alors? Penser à noter cette phrase car je ne la tiens plus sinon, elle disparaît, si ça disparaît c'est mal. Penser à être moi au réveil, c'est un gain de temps pour la journée qui s'annonce. La vie courte, le temps long et les signes en fond évoluant dans les cavités. La consolation. Le besoin de consolation ronge les temps. Jamais assouvi ce besoin là. Il fallait fumer avant pour se fixer des idées en tête et tendre le bras pour fixer encore, support après support, aimer ça, les transferts limbes un peu magique, un peu autre que soi là, celui qu'on aime pas et qui s'accroche, trop proche, qui fait semblant de dormir et donne mal au ventre. Au salon, le poète angoissé regardait la télé, la petite princesse de merde dormait à l'étage, sans se soucier de. Toute droguée, tout muet, ça serre et ça ronge et pas de fil pour attraper un début de réflexion. Bloc, bloqué. Chantage, paranoïa, folie, seul, fuite, mort. Et si et si. Mais non. On verra. Peut être. On sait jamais. On sait pas donc. Comment faire. Et pourquoi. Mais on devrait savoir. Ils savent. Ils croient savoir. Suffisant pour vivre. Correctement. Fait chier donc. Repartir de zéro. Impossible. Pas vers l'infini surtout. Trop tard. Image même du désespoir. Ça confuse au ridicule. Ça fuse vers l'impassible fin tragique. Les roses encore là devant posées sur la table. La clope envie d'être allumée. On a pas fait le tour, il me dit, c'est juste, vrai mec, faisons le tour après on se casse au plus vite ailleurs. Horizon crache. Veut pas de nous, nous crache dessus. Horizons funèbres du fiel. Replis stratégiques au creux, n'importe lequel, le tien toi qui passe et qui voit moi. Au creux des pôles ça chauffe juste assez pour pas mourir de froid trop vite, toujours juste assez. Juste assez de temps pour s'ennuyer, juste assez d'argent pour manger, conscience pour, corps, sommeil, pieds qui marchent, les autres, de plaisir à vous toucher, d'envies à la con qui masquent un truc. Avoue ta peur de le découvrir, le truc. Pourquoi tu gardes ça, tu fais exprès de t'assommer, c'est déloyal, oui je sais, mais j'ai pris le pli, le fameux, trop la flemme et les fois où j'ai cru que ça y était, j'ai cassé, j'ai dormi dessus. Le poète rouge dort à l'étage et la reine déconne sur l'ordinateur tapote et tricote un truc froid pour l'été. Chaque souvenir m'est douloureux comme si j'allais mourir dans l'heure. Alors rien ne se créé à nouveau qui ne soit douloureux à son tour. Car toujours souvenir se tue au contact du réel qui presse et broie. Machine huileuse craque rouage cruel. Qui cruel? On ne peut le tuer le cruel. C'est l'air des poumons, c'est dans l'œil qui mange, dans la langue qui parle et les mains vivent. Nous n'y sommes pour rien, mais à qui peut-on en vouloir alors? Ciel es-tu cruel? Il répond oui à l'évidence. La nuit, le jour. La saison cruelle des amours. Penchant copié, penchant collé, ton mot, leurs phrases. Pas de rancœur possible face aux visages humains. Pas d'individu cible à rouer de coups sous les mains. A voir mes deux seins, pas malade. Rien à faire de vos vengeances&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je suis seule&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne ne s’ennuie de moi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je n’ennuie personne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autour de moi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je fais l’amour avec le vide&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui devient mien et se propage au delà du corps&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mains blessées et repliées sur elles même&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Matière tendue du visage&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous l’eau coule ma peau&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle fait comme si elle voulait enfin partir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais elle reste et prétend encore n’avoir rien perdu en chemin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le temps&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les traces des cordes sur son corps&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suspendue dans l’air maintenu au grès de l’inspiration&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retenir la vie, la tuer pour la faire renaître&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imprenable mais éternelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu dis nous guérirons les garçons et les filles du pour toujours&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l’éternité&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle clé m’as tu donné avant de partir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les poches trouées, trop petites, fausses, profondeurs inexactes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La clé qui ne ressemble pas à une clé&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais plutôt à un météorite défonceur de porte&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je suis trop concentrée pour me concentrer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Brooklyn&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;nuclear summer(musique)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;les gens préfèrent Mozart&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;barrière devant très solide&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;peut être plus un mur d'ailleurs&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;l'espace t'aime&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il te laisse bouger&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;cut up&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;textes à chier, chierie de textes hachés.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Relire tout ça, non, embolie, morte morte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;jesus m'a dit qu'il me sauverait de toute façon, même si je perds à ce jeu, alors je ne me fais pas de soucis. Cet état est le résultat du rassemblement de plusieurs paramètres réunis grâce aux choix, dans un espace globalement hasardeux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je suis un animal qui recherche un dresseur, je suis l'adolescente rebelle qui attend la venue du Grand Frère, je suis l'athée qui vit pour vivre et mime la procréation, je suis celle dont les veines sont bleues malgrè tout le rouge, je suis la liberté, une autre façon de dire que je n'ai rien à perdre, et nous échangeons nos différentes façons de n'avoir rien à perdre avec l'espoir de ne rien trouver, d'où vient cette curiosité, de vouloir toujours irrésistiblement toucher l'autre, l'anéantir?, le punir de son indéniable mortalité, le sacrifier dans le feu, puis partir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Quitter la foire en remuant un peu de poussière sur le chemin qui mène à la maison.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Revoir la couleur verte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;abstraction à travailler&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;durcir le noyau&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;forteresse de panneaux publicitaires&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;artifices interposés&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;du lard&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et quelques cochons&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;comme si la lassitude se frayait une autoroute dans les yeux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;domaine nécessaire de l'invisible&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;parachuté ici, là, aujourd'hui&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;envie lointaine de lui monter dessus&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pourquoi déjà cette mélancholie de l'acte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;alors que peut peut être rien encore&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tout reste&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;les gestes sans rien d'esquissé&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;qui pourrait trahir&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;une impulsion&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;qui puisse être identifié en rapport aux expériences passées&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;le problème avec l'âme humaine&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu as changé d'avis?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu n'es plus attiré par moi?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il ne veut plus s'amuser&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il pensait que j'étais une dure&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;et puis non&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;d'avoir envie de sa bite&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;fait de moi une chienne?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;De strate en strate&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;repoussant la chose&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tenir un homme par les couilles&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;peut être que mon jugement est gravement altéré&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;comment savoir?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faudrait la baiser une bonne fois pour toute à fond, avant qu'elle devienne tarée, parce qu'après ça sera plus intéressant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu es fatiguée, dans la rue les gens esquivent ton regard, tu es fatiguée, tu es morte de fatigue, tu as honte, peut être non.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tu écoutes Bitches brew, tu ne danses pas, ridicule dans les veines, trop de temps livrée à l'amateurisme, la destruction immédiate des quelques acquis, au vent vide vendu. Pourtant ce regard, il exprime quelque chose, certainement par delà la fatigue, indéterminable, confus, changeant, hybride, qui ne meurt pas, tu as l'air d'une folle fatiguée, qui est sain?, franchement qui sait?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Souvent, je me dis, je ne peux plus la voir cette gueule, elle me révulse, j'ai pitié d'elle, elle ne me fait pas peur, elle n'est jamais en accord avec son environnement, elle dit qu'elle a froid, elle le crie ,sur les sons un brin synthétiques de la musique. Une tristesse qui refuse de s'exprimer, pense à ceux qui compte pour toi? Rien au tableau, désinformation, occupation des espaces privés, contamination des représentations temporelles justifiant de l'éloignement des énergies, autonomisation des glandes, comme simulation de grossesse de la vierge Marie, enlèvement d'enfant, balance ta merde, vas-y toi au moins fais-toi plaisir, moi le plaisir je m'en cogne dur, je l'emmerde, le bleu du ciel est-il encore gratuit, je sais pas, je fais tout pour ne pas savoir mais les informations filtrent quand même, dans les ondes peut être, ils cherchent le contact, qui?, eux, quand la radio déconne un max, quand les sifflements se font entendre, ils veulent que je fume une cigarette. La consommation, de tout, pour tout, de l'air, des gens, des autres, de la culture, de l'art, de la liberté, vaste étendue toujours plus rapide que qui que ce soit. De quoi être paranoïaque. Les signes partout, dans la barbe de trois jours, dans le fond de l'oeil, la démarche chaussures neuves, Noël, échanges d'informations, il faudrait que je danse jusqu'à la transe. Mais j'ai froid.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Face à l'horreur d'être des milliers d'hommes se pânent dans d'idéologiques constructions faites de musique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je veux juste rester au lit, me branler en pensant à toi, dans un bar, assis en face de moi, tu m'embrasses, tu as deux doigts plantés dans ma chatte, doucement là. Ça me suffit, de penser à ça. Rien ne vaut la peine, sauf peut être d'être l'escalve de quelqu'un dont on ignore tout. Je m'en fiche si c'est faux, les recherches de l'altérité, les inventions de synchronicité, je m'en fiche, je hais l'orgasme, je me fiche de la mort comme de la vie, la vérité était une chose bonne pour les enfants, comment oser parler de vérité et être adulte, donc je m'en fiche si c'est faux. Toute cette nostalgie puante de la vérité nous gache le paysage. Il joue avec la chienne, un dalmatien, au milieu de la soirée, assis sur le canapé, il tient un boa rouge et s'amuse avec la chienne, excitée au plus haut point par ses mouvements, sa froideur désabusée, voilà que je l'aime et que je m'en défends, et plus je m'en défends plus je l'aime. Observation clinique et enregistrement des réactions. Peut être le devine-t-il, instinctivement, il sait que le témoignage de son désir pour moi ne m'intéresse pas. Alors il ne me regarde pas, même pas une seconde, pour voir si je le vois. Cela durera longtemps, cela pourrait être bien des choses différentes et possiblement complémentaires. Il me dira qu'il sait ce que j'ai fait, toutes ces raisons de me mépriser, faire sans envie, en singeant l'humanité, piètre clown!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C'est dur, je peux parler seule, et ça coule dans la pièce unique, la fièvre me tient, me prend, m'enlace, mais écrire est un piège que je ne maîtrise pas, se plier, à l'ordre des mots, des pensées en attente, vont-elles mourir sans honneur ou être inscrites, c'est elles qui choisissent, peut être, souvent elles meurent, ou bien leur nom est mal orthographié et c'est pire que la mort. A quel point c'est dur de rester face à l'écran, de penser qu'encore, là rien. Car juste moi, et je sais être faible, femme, folle, infidèle.j'avais dit que j'arrêterai de me branler. Et bien non, je suis déjà bien trop à la merci de toute ces queues, prosternée devant elles, pour rien, pour ma survie, pour passer inaperçue au milieu des femmes, pour les enfants, pour le foyer, pour mon organe profane qui supplie d'être profané. Je ne veux pas que tu viennes à moi avec l'idée que tu vas me consoler pour un instant, avec cette façon là de me faire l'amour, je te hais, mais cette haine est faible car je ne te connais plus, et j'ai honte de cette haine si fragile et qui pourtant est tout ce qu'il me reste. Il me reste moi, et j'en crève tout les jours à essayer d'oublier quand je dors, cette longue maladie qui se traîne, de seconde en seconde, les visages qui disparaissent, flous, le souvenir des corps d'avant et de ce que tout présageait, de grandeur, de sommets, toutes ces promesses écrasées par autre chose, à savoir que tout se joue la haut dans les pièces sombres, les mensonges sans fond nés de la solitude. Je suis terrifiée par tout ce que je n'ai pas encore oublié, par tout les états que je n'ai pas encore traversé, dans le désordre des odeurs et des sursauts fatigués du coeur. Je n'arrive pas à me libérer, depuis trop longtemps, les métamorphoses douces de la douleur. Déjà le sommeil me reprend. J'aimerai aussi qu'il me reprenne cet espoir sordide qu'il m'a offert, par quelques mots échangés dans la rue, je pourrais vomir sur ses chaussures et partir. Faux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C’est la crise, il y a des fourmis partout, c’est le signe qui ne trompe pas. Je travaille depuis trop longtemps dans cet asile, maintenant j’ai de la merde et du sang sur le visage et personne ne s’en étonne, je dors dans leur lit, ils sont comme moi, je dors et l’odeur de la merde berce mes rêves, mon père est mon amant numéro un, je mets un gant pour toucher le corps de Maria qui rit, je n’ai le droit de l’embrasser qu’aux endroits ou j’ai posé le gant, on s’amuse terriblement, puis le Mli arrive en plein milieu, il a maintenant des dreads noires sur la tête, il s’en va je ne cherche pas à le retenir, je reste au soleil dans cet asile, si je veux rentrer chez moi c’est à pieds et c’est loin, le chemin est complexe et de toute façon je ne sais pas où ça se trouve chez moi. Il faut escalader des piles de disques qui s’effondre, une femme blonde de trente ans tourne sur elle même, elle est très belle, elle disparaît, elle a volé l’énergie qui se trouvait dans le sein d’une autre jeune femme, en vérité elle a le double de son âge. Elle est en noir et blanc, je la prend dans mes bras pour la consoler, elle s’appelle Alice. Hier j’ai bu une dizaine de bières et j’ai été malade de 4 heures du matin à 16 heures, j’ai passer ce temps à vomir de la bile et un peu de sang…même après les anti vomitif je vomissais, j’ai encore un peu mal au foie, je tremblais et je suais mon cœur s’emballait et je faisais de drôle de bruits, le son de l’agonie, à quatre pattes sur le tapis…du coup je me suis dit qu’il fallait arrêter de boire au moins jusqu’à la fin de l’année, et de fumer aussi et de prendre des médocs, la totale quoi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Qu’est ce que vous aimez chez un homme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sens de l’humour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu’est ce que vous n’aimez pas chez une femme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sens de l’humour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il passe son temps à ne pas boire et à écouter Bob Dylan dans ce grand appartement vide, habité seulement par trois chats gris. Elle dort les yeux fermés, les yeux ouverts dans son petit studio mal éclairé, elle a décidé de ne plus boire et elle dit vouloir trouver quelque chose, sans se donner la peine de chercher, version Picasso, elle écoute aussi Bob Dylan, elle appréhende la dépression post alcoolique, veut se fuir en tentant d’écrire, mais sur quoi&amp;nbsp;? Elle n’a pas trouver quelque chose, pas en quelques heures comme ça, ni quelqu’un, elle n’a plus ce quelqu’un qui lui servait de fausse référence dans ses moindres pensées, il s’est évaporé, pfuit, totalement, il ne s’intéressait pas à elle, et, de toute façon quel cliché il était, elle se voit dans la glace en train d’écrire, sa tête ne lui dit rien du tout, elle met les lunettes noires et l’harmonica à proximité. Elle a décidé d’être fidèle à son mari, il vit à Paris, trois heures de TGV, cette fidélité tombe mal pour celui qui écoute Bob Dylan, il a envie de contact, il lui raconte la fois où il a disparut avec l’autre fille prise au hasard, Cristal est son prénom, dans ce bar j’étais partie en bas fumer un joint avec le barbu qui m’a dit cette phrase «&amp;nbsp;il faut essayer de croire en ses désirs&amp;nbsp;», et l’autre est parti avec Cristal le temps que je remonte, ils sont allés chez lui, en escaladant la grille de la résidence il est tombé et s’est cassé le poignet et il avait le visage en sang, mais il s’en foutait, ils sont quand même allés chez lui, la fille avait vraiment envie de tirer un coup, à un moment il s’est rappelé l’avoir vu nue sur le lit puis la seconde d’après il a du lui dire quelque chose de désagréable car elle s’était rhabillée et dans le couloir en partant, avait l’air très énervée, il a dû s’endormir, le lendemain il devait voir son père, qui aura un peu peur en voyant sa gueule. Il a maintenant un beau plâtre autour du poignet droit, et il est fauché. Elle veut qu’il aille faire le trottoir pour elle, «&amp;nbsp;c’est cinquante euros&amp;nbsp;», ça lui rappelle sa petite pute solaire qui l’attend à Berlin depuis plus d’un an, la plus belle façon de se faire entretenir. Elle va lui mettre le rouge sur sa bouche de poisson triste, un peu de bleu ou de noir autour de ses yeux de chien battu, un peu de laque dans les yeux (et ça me pique…), ils vont passés de merveilleuses vacances par la suite, sur un grand paquebot très luxueux, ils seront Cops de Boat, chacun sa moto, les poursuites sur le pont, soyons fous vivons vieux&amp;nbsp;!, c’est elle qui le baise, toujours plus fort, il part en morceaux mais ne montre rien que ce corps phosphorescent et mou. Elle garde le sourire qui rend absurde son visage à cause des yeux où s’est incrusté un reste d’humanité, mais on ne sait pas si il est réellement là derrière. Etonnée de ne pas avoir le véritable air qui correspond, sa bêtise n’est pas assez apparente, ni le fait qu’à l’intérieur les organes sont en voie de putréfaction avancée, excroissance invisible du foie, dur et autonome. Le prit voisin de merde joue encore avec son ballon dans la cage d’escalier…je vais le butter, hier ils ont parfumer le couloir peut être parce que j’avais vomi, et l’autre voisin du dessus à parfumé la cour parce que ça sentait la clope, il y a une sorte de complot olfactif contre moi. Ça ne suffit pas de se mettre à poil, il faut s’enterrer sous un tas de mots orduriers, vagin magazine, propositions indécentes. Je sens l’impossibilité de l’amour de façon glacée, chaque rêves portent ce message en échos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Passés l’après midi et la soirée à ne rien faire avec François. Il est pire que moi&amp;nbsp;! ça me fait encore plus culpabiliser, j’ai presque envie de reprendre des études. Energie noire, matière noire, 70 pour 100, 10 moins 43 secondes, un univers, un plurivers, landscapes, les églises entassées les unes sur les autres, recouvertes de ronces et de mauvaises herbes, stable ou pas, effondrement possible, il se replie alors sur lui même, peut être une dimension en moins, deux seulement ou sept ou dix ou onze&amp;nbsp;!!! Ne nous soumet pas à la tentation mais délivre nous du mal (c’est un ordre&amp;nbsp;!)je vais avoir un enfant, il ressemblera à un petit foie pituitaire. J’ai besoin d’un dictionnaire, je suis coupée de tout savoir, ça m’énerve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Approchant comme un félin, les crocs en avant, une belle panthère noire et luisante&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coup de fil aux corps de lumière, là bas de l’autre côté de l’océan, il avait la voix tremblante, à cause du chaos ambiant, peut-être, le bleu était partout jusque sur le bout de sa langue toute proche du combinet, qu’est ce qu’un con binet, bleu turquoise ou lagon, bleu azur ou sous terrain comme le bleu de l’enfer, manque de sucre, on a tous un don pour quelque chose, encore faut-il trouver quoi, dit-elle dans le train, ils jouent à la pétanque, je joue à la pétanque, elle me dessinait en train de lire Burroughs en face d’elle, son regard m’a beaucoup plut, j’ai laissé le Mli à Belleville, il était totalement encerclés par ses voisins bruyant, c’est un fait je ne sais pas quoi faire, je ne crois plus en rien, rien ne se justifie, les gens se ressemblent tous plus ou moins, de plus en plus, mille silhouettes gesticulant nerveusement qui finissent par ne faire plus qu’une, énorme et informe, inabordable. Est-on prêt pour le Voyage dans l’Espace&amp;nbsp;? Moi j’y suis peut être déjà, en train de voyager quelque part dans le vide en écoutant Les Stones…Tel un gros rectangle noir, je vais aller contaminer des singes sur une planète vierge en leur refilant le Verbe…ils se démerderont ensuite tout en me vouant un culte sanglant durant des millénaires, ou pas, je pourrais aussi aller tenir compagnie au petit prince quelques temps, le temps, réussir à oublier le temps, je lui ai dit, mais si vous savez que votre montre avance, enfin, de façon à ce que vous n’êtes jamais en retard, vous devez avoir tendance à prendre votre temps, oui mais non, elle ne savait pas de combien de minutes exactement sa montre avançait, l’astuce est là, donc. Je ne suis pas concentrée, et spécialement avec les autres, je revois le grand salon avec les tomes rouges et lisses au sol, le grand billard au milieu, tout était gigantesque, la chaîne hi-fi avec les Stones, les yeux de ma mère et son sourire si gracieux et intelligent, le visage même de l’amour, comment un tel visage peut il avoir disparu, comment peut on supporter ça sans se sentir immense et misérable en même temps, sentir me tue littéralement, ce visage a disparut et avec lui les portes dorées se sont fermées pour ne plus jamais s’ouvrir à nous, qui somme emplis de désillusions, mille fois jetés sur terre, mille fois se tenir allongé et sale dans le caniveau, une musique infinie traversant le cerveau d’une oreille à l’autre, je me rappelle la fumée de cigarette, les sourires dans la fumée, les rires, les cheveux et les barbes, les poules marchant dans le gravier, l’odeur du fumier, le bac à sable, la cabane, le magnétophone, la piscine, les chèvres dans le près en face du château, la lumière émanant des objets, des arbres et des rochers, l’éternité était là bas et j’ai oublié et désappris le peu que j’ai su, respectons le sage pour ce qu’il a su, je suis montée dans un train mais je ne sais pas si il roule, rendez moi le visage de mes parents et toutes les promesses faites qu’elle restent des promesses pour l’éternité, ne tournons pas au virage, prenons tout droit je le sens bien, la porte dorée, i’m a monkey poisoned by conscience, ils disent être à la recherche du bonheur, but you can’t always get what you want, ne rien vouloir, si l’on ne veut rien on est jamais déçu, à partir du moment ou tu veux quelque chose tu te fais baiser, «&amp;nbsp;et toi tu me veux pas moi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» me demande-t-il, je lui dis «&amp;nbsp;si toi, tu peux me baiser tant que tu veux, je veux que tu me baises, car je te veux et je n’y peux rien…tu es à moi, je suis à toi&amp;nbsp;», mais ce que je ne te dis pas c’est que je n’éprouve rien, je suis comme décollée, la réalité dans laquelle nous évoluons est tout à fait aussi dépourvue de sens que mes rêves, la seule différence est que je sais que vous êtes bien vivants et indépendants, une galaxie dans la pupille de chacun. Et je m’enfonce au centre de la mienne…quelle force étrange produit cette absurde énergie, est-ce vraiment vers le centre que je me dirige&amp;nbsp;? qu’est ce qui pourrait me faire réagir, ou plutôt qui, Ki est une personne compétente dans le métier de personne. Mais personne n’est personne, réellement. La compétence au réel est requise, pour les usagers de ce véhicule, n’est ce pas Mr Burroughs, ou alors être une réelle entité autonome et unique mais comment faire pour savoir, le factice, les façades en carton pâte de l’âme ou le brut, ce pays ou le bonheur intérieur brut est&amp;nbsp; quantifié, je m’offre le luxe de ne pas faire mon âge dans un monde en perte de vitesse lumineuse, pas de lumière vraie pour voir tes doux traits, seulement lumière sordide des spectres qui se solidifient au contact de ceux qui abandonnent et perdent leurs visages dans l’angoisse discrète et la mélasse amalgamant dans l’anonymat triste leur loqueteux désirs, des rebus de Dieu procréant bâtards sur bâtards jusqu’à épuisement irréversible et total du divin, plus une seule particule divine, oublié l’océan et la jungle, le désert chaud et la blancheur de l’ours sur la banquise, oublié le miracle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je crois que la moitié du temps je ne pense à rien et l’autre moitié je suis entre deux idées. Le trouble infernal du doute, le doutage. Ça doit faire une heure que j’écris et j’en suis à une page…ça en dit long sur mon état, je suis passée dans une zone de turbulence molle, une chanson idéale pour se foutre en l’air, la Javanaise de Gainsbarre, je lui ai coupé les cheveux à mon légionnaire, il est tout ensablé dans mon oubli mon légionnaire, rock n roll nigger for Mr Symbol Obama,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mort met trop de désordre dans mes affaires, je regarde tenue de soirée, j’aime bien, je ferai tout cela plus tard, tout, bien qu’elle ne dise pas avoir froid elle grelotte et rien ne saurait la réchauffer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les vrais fous n’écrivent pas&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les vrais fous se suicident vite&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les vrais fous ne connaissent personne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et personne ne les connaît&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne ne sait qu’ils sont fous&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les vrais fous sont les vrais hommes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ne sont pas faits pour vivre&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jésus Mli et Sainte Blo vivent ensemble depuis plusieurs années&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont mari infâme, frère et sœur, parents et enfants l’un de l’autre, amants aimantés&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Œil dans l’œil, dent dans la dent, poussières emmêlées, qui haletant de lyre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Blo parfois a du mal à se dépêtrer de son sommeil, c’est comme une part d’elle même, de remembrance, l’enfance est mon alcool et inversement, le Mli aime bien quand elle est dans cet état, elle est là mais pas vraiment, elle ne sait même pas si elle a vraiment mal à l’âme, et elle vient se coller à lui brutalement, contre son corps chaud de soleil et moelleux comme un gâteau au chocolat. Ils forment un couple saint et toutes leurs paroles sont bénies et consignées dans un grand classeur quelque part, rien n’arrive jamais réellement à la Blo sauf de temps en temps par l’intermédiaire de Jésus Mli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;-sais-tu ce qu’est le plaisir Jésus Mli&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ça dépend de qui&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; qui&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; et bien toi peut-être&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; oui je vois, j’aime bien le goût du sang, j’ai envie de mâchouiller quelque chose, je dois avoir mal aux dents&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;tu aimes bien trop te servir de ta bouche, tu régresses beaucoup&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; c’est mieux que d’engraisser, même si on peut faire les deux, mais je préfère la vulgarité, ça me maintient les pieds sur terre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 1.27cm; text-indent: -0.64cm;&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; oui&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle s'embrasse le genou, puis le haut des cuisses, glisse jusqu'au coude, la blancheur de l'intérieur, de l'avant bras, c'est la fin déjà des réjouissances. L'homme est parti, laissant sa semence quelque part, peut être à l'intérieur. Elle ne se souvient pas du génie des positions. Elle pense à cet autre homme, s'il tentait quelque chose elle fuirait pour ne pas avoir à le tuer. Le principal sentiment, celui qui ne déserte pas follement la scène, celui qui demeure immuable et muet, la solitude. Noyée de solitude, rage sourde. Trop tard, elle chante, se suicider dans le vent pour rien, trop tard, avant il aurait pu y avoir un mobile, mais peut on maintenant y songer? Comme, précisément elle n'a pas la tête à l'écriture, elle écrit, laissant aux regards de cendre les pensées mortes, celles qui ne peuvent être fixées. Elle rêve de filles à perruques, de petites filles noyées, d'enfants qui meurent dans ses bras et renaissent en riant, le jeu, représentation fuyante, effrayante, elle rêve de sensualité avec les déficients, eux aussi feignent, ils savent tous. Compagnons de jeu! Montrez-vous!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Essayer de faire en sorte que tout ne soit pas absurde, sinon c'est la porte ouverte sur la folie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd'hui, nous étions ensemble encore avec J. Je l'aime.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je suis partie vers quinze heures pour faire quelques courses et marcher au soleil. J'ai rempli mon panier, pour vingt euros à peu près à Monoprix, puis au dernier moment je me suis dit que j'allais partir sans payer pour voir. Ce que j'ai fait. Une dame m'a poursuivi je crois en m'interpellant puis elle a laissé tomber. Pourtant je marchais très lentement, je crois que les gens ont peur de moi, moi aussi je me fais peur, je parle seule dans la rue, j'aime parler toute seule, mais pour déguiser ça j'essaye de le mettre en chanson, pour moins choquer. Et puis de toute façon ils fuient mon regard, ils ont le même fonctionnement, ils vont quelques part.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Tirer de la joie d'une cause extérieure. Une joie sans mélange.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il m'a dit «&amp;nbsp;je t'ai encore remplie de foutre&amp;nbsp;», je trouve ça très beau.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je suis fatiguée et confuse. Ni mal, ni bien, je sais bien et je le sens qu'ils ne m'aiment pas, que l'on ne s'aime pas, que je suis malade pour eux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Elle les garde à distance, tant qu'elle peut. Elle lui dit «&amp;nbsp;j'aimerai rencontrer quelqu'un qui me fascinerai&amp;nbsp;», il lui répond qu'ils ne sont vraisemblablement pas disposés à la fascination, que sans ça c'est impossible, trop de filtres, trop de choses cumulées, empilées, durcies. Elle fait durer la chose dans sa tête, pas de fin, c'est ne pas aller nulle part, c'est ne pas aller quelque part, c'est un balancement constant, les règles sont éphèméres et tombent dans l'oubli les unes après les autres. C'est comme un livre le matin, parmi le bruit des mots, le foutoir des canalisations voisines, la mauvaise musique, les voitures, c'est comme un jardin sous les coups du soleil qui attend le geste d'amour du pyromane, le coeur ne tiendra pas, le coeur est humain. Elle trouve déjà qu'il sent mauvais, ne pas tomber à nouveau, elle lit Jérôme de Jean Pierre Martinet, une partie d'elle dans ce livre, il sait qu'elle comprend, elle sait qu'il la voit, il écrit sans la vie, elle n'est même pas un peu là, à côté, éliminée, laissée à la porte de cette maison, sa souffrance habitée par lui seul, mais il rit et je ris aussi. Sol ange, Rachel, les femmes, celles pour qui la sincérité n'est qu'un autre masque. L'on revient les mains vides, une fois encore, et les cernes, le visage bouffi et le ventre peut être déjà au travail,une vie germante qu'il faudra exterminer, le sexe qui gratte et qui saigne des morceaux de chair rose sur le papier toilette, les mains jaunes et gonflées comme de petits animaux malades figés dans le tremblement. Pleurer serait mal venu, pleurer est ridicule, la solitude est bien accrochée cette fois, il suffit de. Qu'as-tu à m'offrir à part ton envie d'être aimé par moi? Des hauts sommets de foutre, je te le demande, si tu m'aimes tue la pitié que j'ai pour toi. Fin de l'idéal, fin du romantisme, mon arrogance se nourrit de choses niées, de choses mortes et de mensonges, de l'ébauche trahissante de vos gestes, du feutre noir de vos voix, du fond de votre oeil captant la vie et la retournant jusque dans votre estomac, serrant votre sexe. Eclat de rire général. Vous me haïssez avant d'avoir compris pourquoi vous m'aimiez, puis vous passez à autre chose, chose sûre et rassurante. On ne peut même plus se branler à deux aujourd'hui. Quand j'en aurai fini avec vous, peut être que je pourrai m'occuper de moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je mets tout, tant pis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je rêve que mon père est Sarkozy est M, contrôle total sur mon corps, mon esprit, tout mes actes, je suis une pute servile et n’ai pour amis que de vieilles personnes séniles que je baise doucement pour ne pas les blesser, je les aide à boire, on est sans cesse couchés, renversés dans la nuit, nos relations sont fragiles et intenses, je trouve que ma condition est méritée et que chacun est à sa place, je ne sais même pas si je suis payée, je crois pas, mais une nuit je dois prendre l’avion, mes grand parents m’emmène chez un richard qui veut me baiser sur un autre continent, on boit, on traîne et finalement personne ne sait quelle heure il est, toutes les montres n’ont pas la bonne heure, et on part en retard, il y a des accidents de voitures horribles un peu partout, l’avion est raté et de toute façon il s’est écrasé, je suis très énervée et je casse des tas d’objets en verre par terre et sur mon père, des éclats lui arrive un peu partout dans le visage. Carla arrive et essaye de me calmer, elle me dit qu’il faut que j’essaye de renverser la situation à mon avantage que ça commence à mal tourner pour moi, qu’il faut que je ruse un peu, je suis d’accord sur le fond et elle est très convaincante, sur un coin de table elle me tient la main puis on parle poésie, elle adore René Char, je lui dit qu’en ce moment j’ai pas trop la tête à ça, que ma vie ressemble à un long poème blasphématoire, cauchemar après cauchemar, que je sois éveillée ou pas, je reste triste avec le sourire, la somme idiote de tout les pieux plantés là dans ma chair, abrutie, abêtie, misérable, négligeant d’essayer, que ça ne me dérange pas d’être une pute, tout le monde semble m’aimer comme ça. Douce et intelligente Carla, je dis à mon père que tu es mon amie, il te séduit évidemment, je quitte les lieux, j’ai un désir irrésistible d’être triste et seule au milieu d’un désert ocre et poussiéreux, la musique me guide au cœur de nulle part, des hommes meurent ici par centaines au nom du sport, sur leurs motos ils foncent vers le vide et tombent, se fracassent je vois leurs corps se disloquer au travers du sable ocre et rouge balayé par le vent, leurs colonnes vertébrales faire des figures dans l’air, des tableaux de Bacon peut être, je me retrouve à être libre de cette condition, on me donne une moto, je pars, je ne peux aller que vite, les dunes sont dangereuses et le vent toujours plus fort, je tombe, je dois nager sous le sable si je ne veux pas me faire écraser par les motards, je me vois de l’extérieur depuis longtemps, je nage, d’autres personnes me regardent de loin peut être à la télé, j’arrive devant une rangée de tableaux vierges, des toiles tendues là dans le bruit lointain des moteurs et de la guerre, je commence à peindre le visage de ma mère en très grand puis celui d’une prostituée, juste son visage aimable, moqueur, mélancolique, simple, je ne sais plus, mais ça me prend beaucoup de temps, on vient me les prendre et je crois que je vais devoir trouver un moyen de fuir encore, si je n’avais pas raté l’avion, les gens me trouvent intéressante à cause des tableaux mais ils ont disparus, je me rappelle les sensations que j’éprouvais quand je baisais avec ces hommes fragiles, j’avais peur de les casser mais c’était tellement déchirant d’avoir leur sexe en moi qui ne bougeait presque pas, dans la nuit au milieu des bouts de verre, une annulation de tout. On me demande à quoi me fait penser cette musique qui me suit tout le temps, je dis à la couleur ocre et à son désert. Ce n’est pas seulement eux que je dois fuir mais moi même à présent que je suis colonisée. A quoi vais pouvoir servir&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Femme pute infirmière mère de Dieu œil martyre amour compassion mort joie renaissance&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’en ai assez de la forme de ce sexe, celui de l’homme, que l’on voit partout, et celui de la femme qui me fait éprouver de la pitié et j’ai envie de le déchiqueter de le bourrer de coup de poing, je ne peux rien contre l’homme il me contrôle car j’ai été faible, si j’avais été forte je serai morte ou j’aurai été quelqu’un d’autre. Ma perception est à bout de nerfs, je sens sur ma peau un liquide froid et concentré, la vie est un parasite. Rien de surnaturel, tout me crie au visage que je n’ai rien à faire ici, le malaise est douillettement installé, si je pouvais m’assommer à volonté, mes membres dorment, marcher, mon téléphone sonne comme un être vivant complice de la farce avancée, dans le miroir je ne disparais pas, mes yeux sont incrustés dans de la chair pâle et gonflée, un écrin de peau nucléaire se prêtant à l’énucléation. La ligne entre mes épaules ne m’appartient pas, une voûte historique, berceau d’une mémoire collectée comme déchet. J’aimerai fumer, mais ma gorge s’y refuse avec force et puis cela va me briser et je verrais le soleil grâce à la fumée, écran révélateur. J’ai ouvert la porte, quelques minutes après mon réveil, le premier, des gravats tombaient du ciel sur les plantes vertes posées sur le balcon, puis sur moi, un gars entassait des tuiles cassées dans une brouette en me regardant distraitement, il est alcoolique je sais, des airbus s’amusaient à tourner et à se courir après dans le jardin en face derrière le petit muret de pierre en évitant les désherbeuses, on découpait du béton avec une machine à couper le jambon à l’étage supérieur, le soleil se reflète sur les rochers, preuve de sa présence quelque part, à moins qu’il ne délègue. Je pense à lui parfois, mais je sens bien ancré en moi le ridicule, une autre petite planète, un silence pesant, jamais la bonne manière d’y penser, peur, impossible à totaliser, idem pour lui, juste des astéroïdes héroïques viennent percuter la surface et brûler un peu d’air au passage, je me suis retrouvée enceinte et j’ai eu peur, peur d’accoucher, de la souffrance que cela allait provoquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il essaye de me joindre, je lui ai promis de le retrouver sur la plage, de mettre ma robe de soie blanche, celle que je mets quand je suis folle et qui n’est plus très blanche, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, il est très calme et il n’a plus de fièvre, mon intérêt a faiblit donc. Je l’abandonne encore une fois, faire ou ne pas faire n’est pas important à mes yeux. Je souhaite juste qu’il me fasse sentir son désir, y goûter un peu. Il me cherche je le sens mais il veut juste que je le sache et que je me sente mal il a ses mains autour de mes poignets et il me regarde comme s’il allait me tuer avec ses yeux rieurs. Je pensais pouvoir rattraper mon état avec des mots mais je ne vais pas assez vite, deux lignes parallèle ne se croisant jamais, j’ai comme des flammes devant les yeux, j’ai chaud. Je sens bien que rien ne passe avec cette écriture que je m’en fous.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Scènes de la vie conjugale&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ménage-toi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;prends soin de toi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;regarde toi un peu&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;nom de dieu&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ce ne sont plus des yeux!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ce sont des boufissures&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;des boufissures&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;on dirait gena rowland!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En pire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ils ne te regardent déjà plus beaucoup mais alors là...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu ne peux même pas sortir dans la rue&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il va falloir attendre que ça dégonfle&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;pourquoi s'être imposé ça&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;regarder ce film seule le soir&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;après la rupture&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la dernière?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Après toutes ces scènes de séduction stérile&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu te tournes vers toi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ils disent ne pas se connaître eux mêmes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;mais ils connaissent l'autre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;ils aiment l'autre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;je suis à moitié enceinte&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;il se décroche, il fuit, il refuse&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Arletty chante la femme est faite pour l'homme&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;comme le panier pour la pomme&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;comme le nid pour l'oiseau&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;comme le doigt pour l'anneau&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;tu te dis comment en suis-je arrivé là?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Etre aussi peaumée&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;qu'ai-je fais?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Quel manque de respect envers la vie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;envers moi-même&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;la petite fille qui cherche à savoir&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;à coller le plus possible à ce qu'on attend d'elle&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;qui veut ce que les autres veulent qu'elle veuille&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;les photos de Liv Ullmann petite fille&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;puis jeune fille au regard si trouble&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;elle lui dit viens dans mes bras&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;il est si faible, si petit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Enfouie dans les débris du grand accident, elle émerge le visage en sang. Elle a quand même bonne mine, on ne peut pas nier. Son cou est long et blanc, elle est seule et tous l’attendent de l’autre côté du fleuve, derrière la vallée. Dieu lui a commandé de feindre la folie, elle s’exécute aussitôt. Ses habits déchirés finissent par brûler sur sa peau, elle est nue dans la ville détruite et marche vers le groupe. La bataille fut rude jusqu’à l’arrivée inopinée d’une bombe nucléaire au cœur du centre ville, la lumière a fondue sur les corps pris au dépourvu et sans protection symbolique. Ils ont rouillés à vue d’œil au dessus des toits et par delà les fenêtres pulvérisées en sable, poignées de sable chaud traversant la joue d’un enfant, elle a vu un éléphant surgir du soleil la trompe en avant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je le suis dans les ruelles désertes. Je ne distingue pas son visage, peut être a-t-il une main sur la bouche ou posée sur la joue, méditant sur ce que je viens de lui dire. J’ai peu parlé, j’ai été concise, je ne sais plus très bien, ma voix était calme, la sienne aussi comme toujours, je souriais tout en explorant son corps du regard, le sommeil venant je savais que ce corps viendrai me hanter et qu’il serait complice, son sexe long et dur contre mes cuisses, innocemment dressé, nos danses au soleil, plein l’un de l’autre, un livre que l’on lit sans les mains. Ma folie, dont je suis en partie consciente ne me rend pas triste, au contraire je suis gaie, que les autres jouent avec moi ou non, je m’en fiche en fait. Sans moralité, il n’y a pas de plaisir, je n’ai pas de moralité car je méprise le plaisir, je l’ai dépassé. La danseuse ivre, mon corps réagit assez mal à la prise de nourriture, dès la salade verte terminée, il ne veut plus. Je réussis à maintenir un certain cap, pas des meilleurs mais il faut expérimenter. Plusieurs points où je pourrais reprendre ma vie. Le travail de ma mémoire atterrit dans la tête de quelqu’un d’autre. Tout ces rêves. Le passé. Transcendance amoureuse. Les films en noir et blanc. La mer. Une horloge. Un piano à queue. La somme des intelligences rassemblées pour la paix. Une main caressant la peau d’une femme. Une belle histoire. Du cristal. Finitude. Les gants déshabilleurs. Le sommeil. Les gants qui explorent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle n’a pas de cœur, que cherche t-elle, les autres n’osent pas la haïr, ils se disent ça cache quelque chose, une blessure peut être, excusable de se comporter en prédatrice donc, d’autres encore voit le trou vide au fond de ses yeux, paradoxes baisant dans ses pupilles fixes. Les autres sont gentils au fond, la plupart du temps, elle le sait bien, chercher quelqu’un à sa taille qui veuille se battre, lui proposer une ballade, loin des envies humaines, d’enfants, de sécurité et de poussière à nettoyer. Mon cher si tu refuses, je finirai bien par te baiser car il faut que je détruise ce que tu représentes pour pouvoir avancer, vers quoi je n’en sais rien mais tu me gênes depuis trop longtemps, tu m’as décalé l’esprit. Comme ce rêve était doux où nous étions deux face au monde, nus et libres&amp;nbsp;! Le poison, je suis le poison. Je sens qu’il pourrait y avoir des conséquences funestes, si je me lance dans cette quête, il a l’air blasé, il ne veut pas d’esclandres, il veut la paix, le repos. Je ne peux plus être triste, non je ne peux plus. Peut être plus tard je pourrais pleurer quand je serai vieille, pour le moment je devrai danser et rire, et m’enivrer au contact des autres. J’aurai dû lui toucher la queue, tout en restant très calme et souriante, alors qu’il mettait la clef dans la porte, un acte de folie en accord avec mes yeux de folle et mes cernes de folie, et mon sourire fou, fou, j’ai besoin de sa queue en moi, d’ouvrir ma poitrine pour lui faire une place de choix dans mes entrailles et mon cœur qui bat follement quand j’ose brûler mes yeux en les posant sur lui, oh je m’arracherai bien ces yeux maintenant que je l’ai vu, j’ai vu l’amour et je suis amoureuse jusqu’à la nausée la plus misérable de l’Amour. Ah ah ah&amp;nbsp;! Et elle se prétend diabolique et au dessus des plaisirs simples&amp;nbsp;! je me fiche bien d’écrire comme un pied, de ne rien faire de mes journées, d’être sous employée par moi-même, je m’en fiche&amp;nbsp;!Révolu le temps des pleurs sur ce pauvre sort, si triste jeune fille, mal aimée, jamais assez, trop d’égocentrisme dans tout les cercles où elle a gravité, maintenant l’amour est là et emporte tout sans distinction, le mauvais, le bon, les détails sans importance de cette vie qui se donne comme à la mort. Pauvres mots si faibles et inadaptés&amp;nbsp;! je ne cherche pas les bons, les descriptifs, mon sentiment est immense et recouvre tout d’une simplicité et d’une évidence violente. Comment pourrais-je me tromper&amp;nbsp;? il est amoureux de cette fille, et moi j’aime encore le Mli. Je peux me couper en deux ou attendre. Peut être qu’il est bête, je sais pas, ça m’ennuierai, le Mli lui, il est intelligent, j’aime ça. Je suis vraiment une grosse conne mais ça me fait rire pour l’instant, je trouve que j’atteins des sommets du ridicule et d’habitude je freine avant, là je suis en roue libre&amp;nbsp;! je regarde cette petite photo du Mli, notre pauvre amour aux pieds d’argile, il est vraiment pas mal sur cette photo et en vrai aussi. François veut m’offrir quelque chose, il veut me voir, il a bu hier et c’est à cause de moi, je suis une vieille salope.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il paraît que la vie est courte, moi personnellement je ne trouve pas mais bon, après ça on te dit, il faut en profiter, ne me redis pas encore une fois «&amp;nbsp;prends soin de toi&amp;nbsp;» ou je te démonte la gueule, tu vas prendre cher je te promets. Je ne sais pas ce dont ce chauffagiste est capable, c’est un mec, peut être que la dernière fois que je l’ai laissé chez moi il a fouillé dans mes petites culottes, a reniflé mes draps encore tièdes et couverts de foutre, il a peut être même lu mes textes cochons…je pense à des tas de trucs à la fois encore, malgré l’épuisement et la gueule de bois, je me sens pitoyable, mon maquillage a coulé, j’ai vraiment une tête de vieux trav là. A l’amour incertain la morsure. Voilà la phrase de la semaine, peut être du mois avant qu’elle ne devienne totalement absurde et vide. Je lis Miller encore, je vais le faire trébucher de son piédestal ce connard, il ne se reprend pas là dans tropique du cancer et bien ça se sent et il a rien à raconter le salaud&amp;nbsp;! je lis ça bourrée et lui il a écrit bourré, je le capte tout de suite. Je pensais au vœu que je pourrais faire, le plus débile, ne jamais mourir ni vieillir pour pouvoir voir où tout cela mène, et la terre finit par péter et je me retrouve flottant dans l’espace, bien vivante, est-ce que ça valait le coup juste pour voir ce qu’on allait faire&amp;nbsp;? le temps a intérêt à m’être devenue une chose relative, sinon je risque de m’ennuyer…sur quoi est-ce que je pourrais tomber&amp;nbsp;? un trou noir, la limite qui s’étend, une spirale inversée, un squelette de baleine nucléaire, Dieu qui se roule une clope au détour d’une galaxie, avec l’air de sérieusement se faire chier, surpris en flag, un petit garçon et un mouton, les gens qui négligent leur corps m’énervent. Continue à picoler oui c’est bien. Hier j’avais le choix entre rentrer avec un mec ou une fille, au bar pendant que le mec dormait dans un fauteuil, j’ai emballé une petite meuf avec un visage imprenable, rond et des petits yeux rieurs. Le problème c’est qu’on s’est retrouvé tout les trois devant chez moi et les deux qui voulaient venir et qui essayaient de m’embrasser, drôle de situation, je suis rentrée seule et c’était pas plus mal car j’en tenais une bonne.&amp;nbsp;Je me perds, c’est peut être une bonne façon de se retrouver. J’ai fait l’amour sur pas mal de musique déjà. J’écoute Diamond dogs. Des idées de mélodie aussi qui se font bouffer par l’oubli, je t’ai jeté, je t’ai oublié. Cette histoire avec Damien est en train de se transformer en farce, j’ai l’impression que la majorité des filles ne sont pas équipées de cerveaux, mais juste d’un insatiable vagin, dans le meilleur des cas. Voilà l’influence de merde, Le Mli ressemble un peu à Henry Miller, les yeux plissés et vifs, un gros nez, la bouche fine et charnue en même temps, un beau menton, oui bon y a un truc dans le visage. ..par la suite le lendemain, il me dit qu’il a finit la soirée avec la fille, celle qui voulait dormir avec moi, c’est amusant, je suis bien toute seule, il est un véritable parasite. Hier il est parti avec une autre fille encore, pendant que je fumais un petard avec un autre gars en dessous, on était descendus à la cave juste pour discuter, il marchait en même temps qu’il parlait, j’ai bien aimé le voir faire des efforts pour se masturber efficacement le cerveau. Ça me plait aussi que François soit parti avec Cristal, comme ça, ça me fait un prétexte pour ne pas lui répondre si il m’appelle au téléphone, peut être qu’il l’a fait exprès pour me laisser cette option, mais ça m’étonnerai, il n’est pas subtil, il avait juste envie de baiser et je ne convenais pas hier soir, de toute façon son corps est dégoûtant, il me fait penser à des descriptions de Burroughs, chair molle, os mous, on a bien le corps qu’on mérite.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J’ai traîné mes cheveux dans les chattes les plus sordides de cette ville. Il me parle et je l’écoute en sachant que derrière les réflexions se cache toujours cette pulsion. Ça n’est pas l’envie, il dit «&amp;nbsp;essayer de croire en ses désirs&amp;nbsp;». mollesses, la vie est une fiction créative, les gars kiffent mon intelligence, elle flatte leur ego. Sa mère s’est suicidé il y a dix ans. Je vois le vide je ne vois que le vide, une autre génération de perdue, sacrifiée pure dans le sang et les larmes et la sueur et la stérilité. Je mange des tartines de saumon avec de la salade, nous sommes le 9 octobre (un mois qui ne compte jamais)2008 et il est à peine minuit, je rentre bourrée, François est parti avec Cristal pour baiser, il avait le feu au cul et elle aussi. On se contente de tâtonner ensemble, comme avec les autres, on ne sait pas qui ils sont, remplis de mots approximatifs qui ne toucheront jamais le cœur, ce que l’on nomme le cœur. Baisoullier avec sa douleur. Il faut être fort, je hais les faibles au fond, ils stagnent et meurent bouffis par les regrets. Un peu de masochisme, dépasser la fatigue et l’ennui, ennui tellement évident, nourrit à la bouffe prémachée des sensibilité d’autrui, cochonnerie d’espèce bâtarde, on ne le dira jamais assez. Oui je n’ai fait que baisouiller, je le sais. Je pourrais m&amp;nbsp;‘empiffrer à mort ça ne changerai rien, j’ai ça sur l’âme, cette demi mesure morbide qui dicte à mon temps de vie sa répartition absurde. Le sommeil et la lâcheté se sont incrustés solidement. Sa mère lui avait laissé un mot, accroche toi à ta guitare, ce genre là. Elle s’est suicidée à cause de son père, parce qu’il l’avait quittée pour une autre, elle était triste souvent, elle lui a donné sa bouche, ils discutaient souvent quand elle était en train de se maquiller dans la salle de bain, il avait vingt ans, pour son anniversaire, avec des cachets, elle avait essayé le gaz avant mais ça n’avait pas marché et tout le monde a faillit y passer. Là il est triste, perdu et je n’ose pas lui dire, je constate sa tristesse, un alcoolisme de tristesse, un abandon total à ce qu’il reste de temps, sans calcul, sans rancunes, il me touche et en même temps je suis loin, je suis un monstre, ce que l’on peut nommé un monstre de froideur et pourtant je pleure, car ce n’est pas lui en temps qu’individu que je prends en pleine gueule, c’est l’humanité entière dans sa complexité et son immensité vertigineuse, incaptable vie splendide et misérable et tout le bordel sans fin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On parle de cul&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je lui dis tu sais peut être que tu crois avoir une petite bite mais mon vagin, il est large, tu sais y a du monde qui est passé par là, alors t’as pas à culpabiliser, les filles aussi y sont pour beaucoup.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas ce qui s’est passé cette semaine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je mange mon orange en tentant d’oublier que je n’ai pas faim&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je lis troubody, le dessin de Mattt me fait penser à lui qui a disparut de la circulation ces derniers temps. Encore perdu beaucoup d’énergie à faire le clown triste, élans désespérés mêlés de joie, quand les aiguilles s’ennuient du cercle où elles n’ont fait que tourner en rond (forcément). J’aimerai entendre ta voix et que tu me rassures sur notre amour, le détective l’a t-il retrouvé&amp;nbsp;? dans quel coin perdu est-il en train de noyer sa peine&amp;nbsp;? quel âge a-t-il notre amour pour être aussi, aussi quoi&amp;nbsp;? est-ce en toi qu’il faut que je crois, dis moi que ça va finir, qu’il n’y aura plus d’air bientôt et que ce sera la même chose pour tous, nous tous ici sur cette terre. Parle moi de ton ennui, de tout ce que tu m’as caché jusqu’ici, tes cauchemars je les ferais miens, je les lierai aux miens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me souviens d’avoir bu, beaucoup, d’avoir dansé entre deux personnes, deux hommes noirs aussi perdus que moi, ils auraient pu me déchirer et me laisser sur le trottoir mais ils ne l’ont pas fait, peut être le regrette-t-il. Je me souviens du sommeil lourd et douloureux d’un homme blanc abandonné à sa misère, sous mes yeux dans mon lit, sa bouche lâche dépourvue de volonté semble murmurer les chaos du siècle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les aiguilles ne font qu’accélérer le processus de mort, en aucune manière elles ne me ramèneront de là d’où je viens, doux rêves aux harmonies empoisonnées. Je lustre le cadavre de mon ego, redevenu corps de chair, les seins se promène comme un dimanche sur ma poitrine, la semaine dans laquelle j’ai perdu mon sexe, au milieu du ventre un trou veut faire le spectacle seul et tente l’illusion, il me donne l’impression de rire mais ce rire s’est aussi noyé quelque part dans la semaine, dans une baignoire probablement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me dit «Rien ne reste pareil, c’est la règle.&amp;nbsp;Plus possible de rentrer chez soi même si on est jamais vraiment parti, et maintenant que tout se ressemble on ne peut même pas aller s’enfuir ailleurs&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il voudrait juste rentrer chez lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour me rassurer il me dit aussi «&amp;nbsp; tu vas lire juste ce que tu vois&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ainsi sa main est restée dans la mienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est allé chercher les cordes dans le grand coffre en bois laqué et les a posé à côté de moi sur le sol. Je les ai regardé quelques minutes sans rien dire, puis j’ai commencé à me déshabiller en silence, d’abord les chaussures puis mon pull. Il s’est assis sur la chaise à côté de la table, a pris une cigarette et l’a fumé lentement tout en me regardant. Je n’avais pas de sous vêtement, je n’aime pas les traces qu’ils laissent sur la peau. Il s’est levé pour prendre de la corde et a commencé à m’entourer la poitrine avec, je n’ai plus eu ni froid ni chaud, il n’y avait plus que la corde et moi. Serrée de plus en plus, et parfois son souffle sur mon ventre et mes mains, plaquées dans mon dos. Serre-moi fort. La corde est passée entre mes jambes et est devenue mon sexe. Il m’a suspendu au niveau des hanches et m’a dit «&amp;nbsp;maintenant lis ce que tu vois&amp;nbsp;» et j’ai lu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne voulais pas redescendre et je ne voulais pas qu’il me pénètre comme mon corps me le suggérait. Je me disais, il va devenir mortel si j’ouvre les yeux et on sera de nouveau séparés, quelque chose comme une pointe allait me rendre folle si je posais les pieds au sol, ou peut être encore un message du corps, comme si les serpents lourds glissent et chutent au dessous et forment un nœud. Il aurait pu partir, fermer la porte et ne plus jamais revenir ou faire le tour du monde et revenir à moi, s’empoisonner en mangeant les restes de mon cadavre. Mais il a préféré me faire redescendre. D’un geste sûr et rapide il a dénoué les cordes, puis m’a serré dans ses bras comme une enfant. Je suis partie dans toutes les directions à la fois, je crois que j’ai vomi et joui en même temps.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n’est pas de ça dont il s’agit, dans cette semaine il y a eu autre chose mais je ne mets pas le doigt dessus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut être ce que j’ai lu quand j’étais en haut, mais comment me souvenir&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me rappelle mais je ne réponds pas. Jamais deux fois dans le même fleuve, vraiment&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le téléphone a sonné tout les jours dans le vide, j’avais toujours une bonne raison de ne pas répondre. Il y a ceux qui m’empoisonnent qui essayent de m’attraper par le bras et ceux qui ne veulent pas que je les contamine avec ma bouche. Seulement deux catégories.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ça n’a pas toujours était comme ça, il y eut un temps où je m’en fichais bien, des aiguilles et des sourires en coin, à quoi bon ressasser le passer, tu dis, on ne vit pas de ses souvenirs, c’est peut être ça qui te détruis, plus que tout autre chose. Non ne m’enlève pas ça, je sais que ça n’a pas toujours était comme ça, dans cette vie ou dans une autre, peu importe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me souviens, nous avons escaladé une belle montagne ensemble, il y avait de la neige au sommet, l’air piqué et montait droit dans nos yeux, nous n’étions pas débarrassés de nous même mais voyions que cela était possible, je suis allée toucher la neige d’été, toi tu es resté un peu plus bas à m’attendre. Je me souviens t’avoir pris par la main devant un paysage blanc alors qu’à l’intérieur tout était dévasté, tu veux m’enlever au rêve pour rien, je me souviens de ces plages où nos sommes restés allongés sans rien penser et sans rien faire durant plusieurs jours. Je coupe le téléphone, il est trop tard. Jamais deux fois dans le même rêve.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me tartine une tranche de pain et enfin je vois bien que ce que je mets sur le pain (qui ne ressemble déjà pas beaucoup à du pain) n’est pas du beurre mais un truc jaune pâle qui s’étale comme de la pâte, je me fais toujours avoir avec la nourriture, ça devient assez déprimant. J’ai déjà mis une heure à manger un pamplemousse, pourtant j’ai mis du sucre dessus et je l’ai même pris en photo, ça ressemblait à un bateau pirate avec de la cocaïne dedans et justement à la radio ils en parlaient, de la piraterie somalienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rêve d’une vallée verte avec des montagnes enneigées au sommet, j’habite là et ma maison n’a pas de porte et je laisse ma caméra tourner dans la rue juste en face de l’entrée. Ça veut dire quoi&amp;nbsp;? que je suis ouverte à tous et que je me regarde agir sans prendre de plaisir direct, c’est par des détours, des jeux de miroirs que j’arrive à éprouver quelque chose, et encore souvent d’assez affaibli, à force de ricochets et de peu d’envie. Hier, par exemple avec J. à l’entrée du bar. Je sens que je vais me taper toute la bande si ça continue, j’ai l’impression d’avoir déjà fait ça…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Croiser les jolies filles, celles qui mettent le doute, et si la beauté…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu as dis bonjour à Satan, le mal incarné dans la femelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si la beauté…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Déambuler et acheter des objets pour se nourrir, sourire forcé mais plus trop, moins qu’avant, qui balance dans mes yeux des «&amp;nbsp;tu devrais avoir honte&amp;nbsp;», et oui je pue l’alcool et j’ai des cernes de trois kilomètres sous les yeux. Je devrais dormir au lieu de faire ça.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’essentiel est ailleurs et si je le trouve je le tue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Epicurisme me fait de l’œil et si je me faisais plaisir jusqu’au bout, Casanova, et tout les vieux empereurs et les cours grasses de décadence poussée dans ses retranchements, ses plis voluptueux toujours plus proche.&lt;/p&gt; &lt;p lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;There’s no time too loose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Blo perd la boule. Depuis ces derniers mois, sans son Mli elle déraille. Elle crapahute dans les ruelles propres le jour et sales la nuit, elle cherche sa maison quand elle oublie, ou un point fixe. Histoire de se convaincre que toute cette agitation tient la route, elle écrit quelques heures tout les jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je suis à deux doigts d'être alcoolique. Mais je n'ai pas bu hier et aujourd'hui ça va mieux, même si j'ai des sautes d'humeur assez brutales, j'ai aussi très honte de ce que je suis, c'est à dire pas grand chose pour rester polie. J'en ai assez de toutes les alternatives bouchées qu'y me sont offertes, travailler, faire la fête et mourir,emmerder quelques personnes au passage, apprendre quelques trucs par hasard, tout ça. Sans parler d'éventuellement faire de la musique, écrire, faire des films. Je crois que j'ai bu toute cette semaine pour essayer d'oublier que j'ai la mémoire percée, et en effet j'ai oublié jusqu'à mon prénom, mon âge, mon visage, et je vois bien que je fais tout à moitié, me détruire à moitié, être à moitié intégrée socialement, avoir des moitié d'amis, une moitié de copain, et ainsi de suite, qu'est ce que ça veut dire? Intacte, intouchable, sans vie, ce que je donne est faux. Je m'arrête quand je me sens touchée, je dormais beaucoup, entre mes jambes rien ne se passait, je rêve de danser partout tout le temps, peut être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;The problem is you&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;So, what you gonna do???&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Demain est un autre jour de merde.(chanson pour la fin du mois de fièvre molle au piano droit)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle carbure au wiskhy coca, elle pense j'ai de la chance, j'ai un mari, un amant, un père, un frère. Un logis, tout rikiki mais mimi. Elle marche le nez en l'air, regarde les passants, parfois curieuse parfois cherchant un regard d'approbation, comme tout ces visages blêmes sortent à la lumière de l'hiver mourant, comment peuvent ils se satisfaire de ce courant en circuit court, qui court qui court vers la fin. Obscène intransigeance des fluctuations, des doutes, faire un manifeste par cette route, je prends la pente, la pente lente, celle à dévaler nus pieds, les mains déliées, les bouches délirantes, les yeux affamés de creuvaison, pour en finir avec la tristesse sale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J'aime plusieurs personnes, ça n'est pas un drame, pour une fois.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En pointiller, penser à soi, puis de moins en moins, avec les lois mises à notre disposition pour s'analyser l'anus est irité, foutez-lui la paix, il ne vous fera plus chier. Maman est là bas, elle travaille, papa est ici, il se demène à la petite semaine, bois son pastis en compagnie de son fils, la sieste est son repos, la vie notre tombeau, ma soeur est là haut dans sa petite voiture elle harpente les routes enneigées à vive allure, la nuit est dans son oeil qui aimerait bien se fermer. Pour le repos des corps et des consciences, faire confiance à ceux qui sont morts et qui s'en foutent pour l'éternité.le beau schéma de vie des morts, ne pas revenir sur ce qui est, car c'est, et ce qui a été est fade comme le souvenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle se cherche en autofiction, des problèmes, emmenant un cortège de solutions très diverses, ce qu'elle a sous la main, les ingrédients, et les mots échappant au hasard des silences, se cacher à elle même bien trop de choses, en temps logique, si elle s'était un jour seulement considérée comme une partie d'un tout, elle se dit que sa gueule ne lui revient pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Elle se colle des papillons frétillants sur la bouche, en espérant que de cette union naîtra autre chose qu'une mouche, vrombissante et entêtante et qui ne touche que pour se reposer bêtement les solides environnant, autre chose comme une fleur, autre chose comme un printemps, autre chose comme un fleuve de trombes tourbillonnant. C'est au pied de la cascade qu'elle entend le mieux son coeur qui lui parle et lui dit sa peur, lui si vivant et prisonnier de ce jeu sans règles, il aimerait s'évader, faire sa vie de coeur, loin des banques routes, ailleurs. Stratosphère où rien n'attrape la lumière, traversée vide d'où rien ne bouge, ni le silence, en clé transformée, nage. Double fil sur lequel tanguer comme sur un seul, triche envers et contre tout et surtout quand ça ne vaut pas le coup, sur l'autel quelques offrandes débiles grapillées au hasard des nuits, des billes, l'émanation de ceux qui restent pour toujours incompris, le creu se creuse lui même à coup de pelle de rancoeur, la pioche géniale éclate les rochers humides de son pic acéré de violence fougue, sur l'autel creu le visage dépouillé de la madone sourit à ceux qui tournent le dos, quelques offrandes sales et incomprises scruptent le désespoir sur le dos des passants.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ils parlent de Barthes, de ceux qui font l'école normale, ils parlent de leur solitude dans des chansons, que ce soit triste ou non. Elle est mécontente, certes il y avait Molière perché sur des échasses, mais il ne dansait pas, étrange excuse que des échasses pour ne pas danser. Et Shakespeare, dont on voyait les chaussures pointues dépasser de derrière le grand arbre, celui qui m'a fait l'amour dans la forêt, son tronc chaud, le parfum de son écorce. Ils parlent de leur mère, du baiser refusé dans l'enfance et donné sur le lit de mort, le visage plus jeune de la maigreur, la bouche au confluent de tout les soleils au souffle qui s'éternise sur les lèvres de la mort. Elle voudrait la rue dansante, tous plus fous qu'elle, pourvu qu'ils le soient, osant les gestes, les mots dans le désordre, collant à leur désir sans cesse renouvellé par le touché, par les parfums des corps, belle démence qui n'aurait aucun revers fâcheux. Dans les trous de ses bas elle dessine des yeux, des yeux d'hommes, des yeux de paons farouches, des yeux venus de l'orient. Il me baise très bien, même s'il a peur de flipper parce qu'il ne bande pas. Je l'imagine en esclave sexuel autour des grands blocs nous protégeant des tempêtes de sable, mes yeux sont noirs, je lui tiens les bras, perchée sur lui, s'il pense qu'il va me la mettre, il se trompe, je me contenterais de ses bras offerts et de son cou abandonné, griffé, mordu, impuissant sous l'absence de violence, je ne souffle mot, les comas divins planent au dessus de nos corps intouchables.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Plus tard, dans une rue sale, il me prend contre un mur qui s'éffrite. Un autre homme vient à passer, une marmite de soupe dans les bras. Elle se penche, il lui verse le contenu sur la tête, elle se met à quatre pattes devant lui, les genoux dans ce qui ressemble à une flaque de vomi, lui attrape la queue, l'odeur de soupe dans ses cheveux, dans ses narines, l'autre entreprend de l'enculer pendant qu'elle suce. Elle pense qu'elle aimerait qu'il soit là pour la regarder.Tôt ou tard il verra, il sait déjà, tout. Elle a déjà arrêté de croire, en se penchant sur l'eau l'autre jour, elle n'a vu que les nuages, lente procession qui avant lui aurait arraché quelques lourdes larmes. Son visage s'est enfui pour laisser place à celui qu'elle porte par absence. Se donner à tous, pour ne se donner à personne, piétiner les refouloirs, obstacles fracassés sans forme gisante, flammes molles des jeunesses cendre, trépinier sur les marches polies, dans les souliers vernis, le vice naissant dans l'inassouvissement qui s'éveille à la puissance. Monde codé qui détournent les fleuves vers les mers sages, empoissées de patience sainte. J'ai suffisamment de poison dans le sang pour tous les tuer, je le vois bleu, qui s'élève de ma peau, gouttes tombées des nuits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je lui fais signe de venir s’asseoir à côté de moi sur le canapé, il ne sait pas trop comment réagir, je l’embrasse, on s’embrasse longtemps, il m’embrasse dans le cou, je le laisse faire, je colle mon bassin au sien, il n’a pas d’envie particulière, il soulève mon pull, lèche mes seins, il aime quand je mets ma main derrière sa tête, comme s’il n’était plus qu’une créature docile faite pour donner du plaisir, on peut appuyer plus fort, enfoncer la bouche partout, avec la langue, les dents, puis les yeux aussi et le nez. Sa bouche est douce et docile, elle me fait penser aux écrits de Burroughs sans que je puisse mettre un adjectif particulier dessus, molle, libidineuse, excès de luxure, gluant, suintant lentement, criant crescendo parfois, râle d’agonie en spirale, nerfs liquide coule à goutte. J’aime cet abîme, ce gouffre, cet abandon, démission de l’amour propre, des conventions, humiliation miniature décuplant le plaisir par ce qu’il n’explicite pas, juste entrebâillement de porte, je monte sur lui, je la lui touche à travers le tissu, m’avance, j’en profite pour frotter mon avant bras sur mon sexe en même temps, je nous branle tout les deux. Je lui dis que ma culotte est déjà toute trempée, il m’enlève mon pantalon, il passe sa main par derrière, sur mes fesses et plante deux doigts dans ma chatte, j’appuie encore plus fort sur son bras et sa main, j’ouvre son pantalon, prends sa queue à pleine main, il jouit en moins d’une minute, je l’ai regardé il a dit «&amp;nbsp;je vais jouir&amp;nbsp;», il avait les yeux grands ouverts et de drôles d’étincelles de toutes sortes dedans, son regard est parti ailleurs, son front était tendu à l’extrême, puis il est resté silencieux, couvert de sueur, assis sur le canapé sous moi. Je respire l’odeur de chair décomposée qui émane de son bras plâtré mêlée à celle du canapé, corporelle, complexe, crade et entêtante, je pourrais jouir juste à respirer en cet instant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La suite? Non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faudrait que je te parle d’espoir et d’insouciance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Genre de marchandises que tu prises&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce monde où les chats font la sieste&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Longue sieste au bord des routes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’irai attendre que tu passes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allongée sur un trottoir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que tu viennes prendre ma main&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je serai sous l’emprise de la drogue&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette drogue si délicate&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui fait vomir mon cœur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la merci de ta pitié&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour que le monde s’effondre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout à fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On a les ennuis que l’on mérite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faut bien que je prenne de la drogue&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autres ne veulent pas partager leur énergie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils la gardent pour eux, pour leurs hypothétiques enfants, amants de rêve&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nuits solitaires, extrapolations masturbatoires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ILLUSIONS&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>dimanche à blanc</title>
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<summary>  je sors juste pour marcher un peu dans les rochers et je tombe sur john, on...</summary>
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&lt;p&gt;je sors juste pour marcher un peu dans les rochers et je tombe sur john, on va visiter ses apparts, tous ses apparts, des dizaines de pièces, encore et encore, je m'aperçois dans la foulée que je suis moins amoureuse de son fils, je veux dire par rapports à la dernière fois où l'on s'est vu, de toute façon c'est une situation merdique vouée à l'échec depuis le début. je lui raconte mes rêves d'hier, hier j'ai dormi toute la journée, il y avait un scorpion à mon chevet, qui attendait que je tende le bras pour me piquer, la bipolarité est une paire de fesse, à gauche à droite, puis j'étais un homme habillé en femme, maquillé, j'arrivais à une table rectangulaire très longue avec des hommes qui mangeaient en silence, grande pièce, nappe blanche, parmi eux une femme, je m'approche, je la déshabille, je lui fait comprendre qu'il faut qu'elle s'en aille et je prends sa place, tout ça dans le calme. Puis mon meilleur ami qui est moi-même est un oiseau informe et blessé que je dois trimballer sur mon ventre quoi qu'il arrive. On me propose des ailes, j'accepte, on se dit lui et moi que l'on va s'envoler en direction du soleil, on est content et on se sent libre, on va vers le soleil mais j'ai des crampes et c'est vraiment difficile de voler tout en tenant mon oiseau sur mon ventre. Il me dit, prenons le train plutôt, ça sera plus facile, j'accepte même si l'idée d'être parmi d'autres voyageurs me déplaît parce que j'ai vraiment pris goût au fait de voler seule sans l'aide de personne, dans le train au bout d'un certain temps je me rend compte que nous allons vers la nuit, que le soleil est derrière nous mais c'est trop tard et l'oiseau me dit qu'il s'en doutait un peu. Je lui dit qu'on pourra faire le voyage demain, qu'on peut toujours se poser quelque part pour la nuit. Il me répond, et je le sais au fond, qu'il n'y a pas de demain. Mais je ne lui en veut pas, je le garde sur mon ventre, il s'incruste dans ma chair et disparaît. Je descend du train et marche sur une route noire.&lt;br /&gt; Après John je tombe sur Philippe, il m'apprend que sa nouvelle copine est enceinte, je trouve ça bizarre, je me sens un peu mal à l'aise quand je n'ai pas envie de séduire quelqu'un, je ne sais pas trop vers quoi aller, mais je parle quand même, on rigole, mais je suis pas autant à fond que la dernière fois. Bon, je suis certainement malade mais je ne m'en rends pas compte. J'aimerais bien boire encore mais je n'ai pas de cigarettes, je lui dit que ça ne fait rien d'être avec des gens la plupart du temps, qu'avant ça me donnait des sueurs froides ou chaudes, comme ça pour rien, maintenant il faut réfléchir le truc, le travailler, lentement avec patience, et lui il me dit oui, il y a certainement des millions de femmes qui me conviendrait, je lui dit ne dit pas ça, il me dit je n'aime pas qu'on me dise ne dit pas ça. Il me donne du millepertuis. Je crois que le scorpion m'a piqué, marre d'écrire.&lt;/p&gt; 
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<title>Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Stig Dagerman</title>
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<updated>2008-07-27T19:27:19+02:00</updated>
<published>2008-07-27T19:27:19+02:00</published>
<summary>  Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui...</summary>
<content type="html" xml:base="http://madonedufutur.hautetfort.com/">
&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Qu’ai-je alors entre mes bras ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même ! Je suis ton désir de jouissance – seuls vivent les gourmets ! Je suis ta solitude – méprise les hommes ! Je suis ton aspiration à la mort – alors tranche !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls : par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse : le pardon. L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir. En effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. Etant donné que je cherche à m’assurer que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. En retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de la littérature – je ne désire que ce que je n’aurai pas : confirmation de ce que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce n’est une consolation pour le fait que je suis seul – mais quelle épouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais la liberté commence par l’esclavage et la souveraineté par la dépendance. Le signe le plus certain de ma servitude est ma peur de vivre. Le signe définitif de ma liberté est le fait que ma peur laisse la place à la joie tranquille de l’indépendance. On dirait que j’ai besoin de la dépendance pour pouvoir finalement connaître la consolation d’être un homme libre, et c’est certainement vrai. A la lumière de mes actes, je m’aperçois que toute ma vie semble n’avoir eu pour but que de faire mon propre malheur. Ce qui devrait m’apporter la liberté m’apporte l’esclavage et les pierres en guise de pain.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Les autres hommes ont d’autres maîtres. En ce qui me concerne, mon talent me rend esclave au point de pas oser l’employer, de peur de l’avoir perdu. De plus, je suis tellement esclave de mon nom que j’ose à peine écrire une ligne, de peur de lui nuire. Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses. Avec une joie amère, je désire voir mes maisons tomber en ruine et me voir moi-même enseveli sous la neige de l’oubli. Mais la dépression est une poupée russe et, dans la dernière poupée, se trouvent un couteau, une lame de rasoir, un poison, une eau profonde et un saut dans un grand trou. Je finis par devenir l’esclave de tous ces instruments de mort. Ils me suivent comme des chiens, à moins que le chien, ce ne soit moi. Et il me semble comprendre que le suicide est la seule preuve de la liberté humaine.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais, venant d’une direction que je ne soupçonne pas encore, voici que s’approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage, et la même éternité qui, tout à l’heure, suscitait mon effroi est maintenant le témoin de mon accession à la liberté. En quoi consiste donc ce miracle ? Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler. Car si ce désir n’existe pas, qu’est-ce qui peut alors exister ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Puisque je suis au bord de la mer, je peux apprendre de la mer. Personne n’a le droit d’exiger de la mer qu’elle porte tous les bateaux, ou du vent qu’il gonfle perpétuellement toutes les voiles. De même, personne n’a le droit d’exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n’est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l’on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Ce n’est qu’en un tel instant que je peux être libre vis-à-vis de tous les faits de la vie qui, auparavant, ont causé mon désespoir. Je peux reconnaître que la mer et le vent ne manqueront pas de me survivre et que l’éternité se soucie peu de moi. Mais qui me demande de me soucier de l’éternité ? Ma vie n’est courte que si je la place sur le billot du temps. Les possibilités de ma vie ne sont limitées que si je compte le nombre de mots ou le nombre de livres auxquels j’aurai le temps de donner le jour avant de mourir. Mais qui me demande de compter ? Le temps n’est pas l’étalon qui convient à la vie. Au fond, le temps est un instrument de mesure sans valeur car il n’atteint que les ouvrages avancés de ma vie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais tout ce qui m’arrive d’important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu : la rencontre avec un être aimé, une caresse sur la peau, une aide au moment critique, le spectacle du clair de lune, une promenade en mer à la voile, la joie que l’on donne à un enfant, le frisson devant la beauté, tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je soulève donc de mes épaules le fardeau du temps et, par la même occasion, celui des performances que l’on exige de moi. Ma vie n’est pas quelque chose que l’on doive mesurer. Ni le saut du cabri ni le lever du soleil ne sont des performances. Une vie humaine n’est pas non plus une performance, mais quelque chose qui grandit et cherche à atteindre la perfection. Et ce qui est parfait n’accomplit pas de performance : ce qui est parfait œuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait – mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l’homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L’important est qu’il fasse ce qu’il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je peux même m’affranchir du pouvoir de la mort. Il est vrai que je ne peux me libérer de l’idée que la mort marche sur mes talons et encore moins nier sa réalité. Mais je peux réduire à néant la menace qu’elle constitue en me dispensant d’accrocher ma vie à des points d’appui aussi précaires que le temps et la gloire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Par contre, il n’est pas en mon pouvoir de rester perpétuellement tourné vers la mer et de comparer sa liberté avec la mienne. Le moment arrivera où je devrai me retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de l’oppression dont je suis victime. Ce que je serai alors contraint de reconnaître, c’est que l’homme a donné à sa vie des formes qui, au moins en apparence, sont plus fortes que lui. Même avec ma liberté toute récente je ne puis les briser, je ne puis que soupirer sous leur poids. Par contre, parmi les exigences qui pèsent sur l’homme, je peux voir lesquelles sont absurdes et lesquelles sont inéluctables. Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C’est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l’oiseau et que l’animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden – mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même – mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt; Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>miroir</title>
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<title>Il pleut et j'ai des courbatures</title>
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<summary>  L’angoisse que je venais d’éprouver, je pensais que Swann s’en serait bien...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;L’angoisse que je venais d’éprouver, je pensais que Swann s’en serait bien moqué s’il avait lu ma lettre et en avait deviné le but&amp;nbsp;; or, au contraire, comme je l’ai appris plus tard, une angoisse semblable fut le tourment de longues années de sa vie et personne, aussi bien que lui peut-être, n’aurait pu me comprendre&amp;nbsp;; lui, cette angoisse qu’il y a à sentir l’être qu’on aime dans un lieu de plaisir où l’on n’est pas, où l’on ne peut pas le rejoindre, c’est l’amour qui la lui a fait connaître, l’amour auquel elle est en quelque sorte prédestinée, par lequel elle sera accaparée, spécialisée&amp;nbsp;; mais quand, comme pour moi, elle est entrée en nous avant qu’il ait encore fait son apparition dans notre vie, elle flotte en l’attendant, vague et libre, sans affectation déterminée, au service un jour d’un sentiment, le lendemain d’un autre, tantôt de la tendresse filiale ou de l’amitié pour un camarade. Et la joie avec laquelle je fis mon premier apprentissage quand Françoise revint me dire que ma lettre serait remise, Swann l’avait bien connue aussi cette joie trompeuse que nous donne quelque ami, quelque parent de la femme que nous aimons, quand arrivant à l’hôtel ou au théâtre où elle se trouve, pour quelque bal, redoute ou première où il va la retrouver, cet ami nous aperçoit errant dehors, attendant désespérément quelque occasion de communiquer avec elle. Il nous reconnaît, nous aborde familièrement, nous demande ce que nous faisons là. Et comme nous inventons que nous avons quelque chose d’urgent à dire à sa parente ou amie, il nous assure que rien n’est plus simple, nous fait entrer dans le vestibule et nous promet de nous l’envoyer avant cinq minutes. Que nous l’aimons-comme en ce moment j’aimais Françoise-, l’intermédiaire bien intentionné qui d’un mot vient de nous rendre supportable, humaine presque propice la fête inconcevable, infernale, au sein de laquelle nous croyions que des tourbillons ennemis, pervers et délicieux entraînaient loin de nous, la faisant rire de nous, celle que nous aimons. Si nous en jugeons par lui, le parent qui nous a accosté et qui est lui aussi un des initiés des cruels mystères, les autres invités de la fête ne doivent rien avoir de bien démoniaque. Ces heures inaccessibles et suppliciantes où elle allait goûter des plaisirs inconnus, voici que par une brèche inespérée nous y pénétrons&amp;nbsp;; voici qu’un des moments dont la succession les aurait composées, un moment aussi réel que les autres, même peut-être plus important pour nous, parce que notre maîtresse y est plus mêlée, nous nous le représentons, nous le possédons, nous y intervenons, nous l’avons créé presque&amp;nbsp;: le moment où on va lui dire que nous sommes là, en bas. Et sans doute les autres moments de la fête ne devaient pas être d’une essence bien différente de celui-là, ne devaient rien avoir de plus délicieux et qui dût tant nous faire souffrir puisque l’ami bienveillant nous a dit&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Mais elle sera ravie de descendre&amp;nbsp;! Cela lui fera beaucoup plus de plaisir de causer avec vous que de s’ennuyer là-haut.&amp;nbsp;» Hélas&amp;nbsp;! Swann en avait fait l’expérience, les bonnes intentions d’un tiers sont sans pouvoir sur une femme qui s’irrite de se sentir poursuivie jusque dans une fête par quelqu’un qu’elle n’aime pas. Souvent l’ami redescend seul.&lt;/p&gt; 
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<title>l'amitié pour le cul, le prochain best seller de l'été</title>
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<updated>2008-05-31T22:52:19+02:00</updated>
<published>2008-05-31T22:20:00+02:00</published>
<summary>  ça a commencé il y a cinq ans, je me faisais chier dans une fête...</summary>
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ça a commencé il y a cinq ans, je me faisais chier dans une fête d'étudiants...&lt;a href=&quot;http://madonedufutur.hautetfort.com/media/01/01/1846727400.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://madonedufutur.hautetfort.com/media/01/01/1054595324.jpg&quot; id=&quot;media-1044599&quot; alt=&quot;1846727400.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1044599&quot; /&gt;&lt;/a&gt; 
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