25/07/2008

miroir

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Commentaires

Je crois que je suis au fond d'un gouffre tout particulier. En cette charmante saison où les chattes pleuvent comme du lait sur mes yeux, où les déments se débattent pour cueillir les fruits roses aux branches des pucelles. Nous nous délectons du peu de savoir qui fourmille dans nos veines et ne vient ainsi rien parasiter dans notre paradis. En cette charmante saison, donc, la fille au manteau long et noir refuse les baisers et boit à la bouteille, il est cher le silence et elle n'a jamais celui qu'il lui faudrait. Elle pense à lui qui n'existe pas et qui définira son existence, l'approuvera à la fin dans son infinie générosité, mais on s'en branle, elle ne vit pas non plus, enfin elle ne s'est jamais vue dans un miroir. Lui ou un autre, ils ne font qu'un, éparpillés qu'ils sont. Le gouffre du printemps et des mots papillons, qui s'envolent tout de flammes affolés. De toute façon il n'y a plus rien à révéler, il peut toujours débouler le prophète, il marchera sur la poussière. Ce que j'ai au fond du coeur n'est pas différent de ce que j'ai au fond du cul. Je vais fuir les définitions et fuir le monde ricanant des mots qui n'échouent pas dans mon esprit, passant de Dostoievski à L World, passant de phantasmes fades et verrouillés aux saveurs brutes des impactes fluides, renversés comme deux lèvres, comme deux horizons qui ne se toucheront jamais, comme nous. Le bleu ne vient pas du ciel. Le fil de ce que l'on nomme pensée ne me suit pas, la pelote était courte. J'ai vu une araignée flotter dans les airs, elle ravalait son fil frénétiquement comme si ce geste allait l'emmener quelques part, dans un endroit sûr où tout irait bien, je l'ai regardé longtemps jusqu'à ce qu'elle disparaisse haut dans le ciel. J'ai vu les abeilles butiner à l'unisson un arbre immense, leur bourdonnement m'a hypnotisé, j'ai vaguement pensé à Tolstoï, le bleu du ciel était partout, implacable et dominant par sa tranquillité l'intranquillité de la fille au manteau noir. Elle s'assoie pour écrire mais avant même la première lettre elle veut rejoindre son lit et recommencer à s'en servir, les visages sont comme incrustés dans le ciel. La lourdeur colonise tout son être, il faudrait le jeter et le laisser là une bonne fois dans le lit. Une pleine galerie de nouvelles douleurs, pour éviter la mort. Impensable lien avec le néant qui courtise notre avenir. En riant je m'aperçois que l'on ne peut mourir qu'une fois et qu'il n'en est pas de même avec la vie. Un papillon de nuit s'est posé sur ma main pour la paralyser, ou peut être est-ce un baiser.

Ecrit par : m | 27/07/2008

La femme sans famille
La femme qui n'a plus ni père ni mère
je la prendrai sous mon toit
et je ferai de son désespoir
notre fond de commerce
et je ferai de sa tristesse
un appartement confortable
et je ferai de son hystérie chronique
des repas au champagne
et elle fera de moi
sa religion aux infinies racines

Ecrit par : m | 27/07/2008

j'aimerai bien enlever cette photo où j'ai les seins qui tombent et l'autre en haut à droite où j'ai l'air à la fois folle et dépressive, mais bon, j'ai la flemme.

Ecrit par : m | 10/09/2008

... non laisse la photo encore un peu..
....je vais me branler dessus (sauf si ça te gêne)....
(mais dis moi vite alors)

Ecrit par : abraham | 28/09/2008

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