je passe mon temps dans les bois. aujourd'hui le ciel était perturbé, les petites rafales de vent m'ont semblé vivantes, porteuses de messages. j'ai effrayé un marcheur car je parlais seule ou presque, c'était à qui voulait discuter, D ou D...
Ecrit par : m | 09/05/2008
je me suis endormie tout à l'heure complètement harassée et depuis je n'ai pas toute ma tête. je me suis réveillée car mes bras étaient tout engourdis. il était mignon le petit marcassin mais sa mère un peu moins...
Ecrit par : m | 09/05/2008
je pense que je vais aller à Paris toute seule pour me ressourcer un peu. Sans S. et sans appeler N. Je ne veux pas ce qu'ils veulent.
Ecrit par : m | 09/05/2008
en pleine crise aiguë de désenchantement
je me rends au distributeur de seringues neuves
au bas de la rue
je ne sens plus que mes yeux et ma gorge
du fin fond du trouble ambigu
qui ne fait que me prendre par surprise
comme une vague réminiscence
océan d'écume
je me surprends à boire de l'absinthe
dès le réveil
je scrute sans réel espoir
l'oeil interminable qui relie entre eux les passants
je rêve au poison qui me maîtra dans le droit chemin
des mots se loge dans les pièces du château
trahison, martyre, ensorcelée, du sang toujours épais comme de la sève
je sens quelque chose de dur sous ma peau tout en bas de la colonne
comme si ce quelque chose allait pousser et naitre
je vais me rendre à l'expo traces du sacré
je sais que je ne tiendrai pas
je m'endors n'importe où n'importe quand
je me sens comme si je pleurais sauf qu'il n'y a pas de larmes
juste un sourire qui ne renvoie à rien
j'attends s aujourd'hui
je sais pertinemment pourquoi je suis fatiguée
c'est lui
le pire étant que je ne sais pas ce qu'il pense
mais je penche pour l'indifférence
j'essaie de me raisonner
mais maintenant ces pensées se sont comme durcies et coagulées en un ensemble
envahissant et omniprésent
je sens que tout va éclater bientôt
que ce glissement non contrôlé vers le fantomatique
ne peut pas se poursuivre ou c'est la mort définitive
Ecrit par : m | 26/05/2008
je noircis chaque sainte journée des pages d'incohérences éjaculatoires
peut être n'ai je même pas écris
je ne retrouve pas les feuilles
j'écoute morphine c'est pas mauvais
Ecrit par : m | 26/05/2008
j'ai vu n
il m'aimait plus qu'il y a deux ans
mais il a perdu son énergie
ou c'est moi qui ne la sens plus
c'était tragique d'être dans ses bras
de voir sa petite bouche frémissante
et ses grands yeux fixes
et rien à la fois
je me hais par des chemins détournés
Ecrit par : m | 26/05/2008
j'attendais comme un nectar de recevoir son mépris
mais il m'a fait une déclaration d'amour
c'est une sorte de chaine
maudite
et soporifique
Ecrit par : m | 26/05/2008
tout est substituts et ramifications de substituts
Ecrit par : m | 26/05/2008
je sais où se trouve le cœur absolu
mais mes mains en tombent
et ma langue est de pierre
les yeux fermés même ouverts
les bras en croix
Ecrit par : m | 26/05/2008
maintenant je lis Proust puisque j'ai enfin le temps (?)
Commentaires
je passe mon temps dans les bois. aujourd'hui le ciel était perturbé, les petites rafales de vent m'ont semblé vivantes, porteuses de messages. j'ai effrayé un marcheur car je parlais seule ou presque, c'était à qui voulait discuter, D ou D...
Ecrit par : m | 09/05/2008
je me suis endormie tout à l'heure complètement harassée et depuis je n'ai pas toute ma tête. je me suis réveillée car mes bras étaient tout engourdis. il était mignon le petit marcassin mais sa mère un peu moins...
Ecrit par : m | 09/05/2008
je pense que je vais aller à Paris toute seule pour me ressourcer un peu. Sans S. et sans appeler N. Je ne veux pas ce qu'ils veulent.
Ecrit par : m | 09/05/2008
en pleine crise aiguë de désenchantement
je me rends au distributeur de seringues neuves
au bas de la rue
je ne sens plus que mes yeux et ma gorge
du fin fond du trouble ambigu
qui ne fait que me prendre par surprise
comme une vague réminiscence
océan d'écume
je me surprends à boire de l'absinthe
dès le réveil
je scrute sans réel espoir
l'oeil interminable qui relie entre eux les passants
je rêve au poison qui me maîtra dans le droit chemin
des mots se loge dans les pièces du château
trahison, martyre, ensorcelée, du sang toujours épais comme de la sève
je sens quelque chose de dur sous ma peau tout en bas de la colonne
comme si ce quelque chose allait pousser et naitre
je vais me rendre à l'expo traces du sacré
je sais que je ne tiendrai pas
je m'endors n'importe où n'importe quand
je me sens comme si je pleurais sauf qu'il n'y a pas de larmes
juste un sourire qui ne renvoie à rien
j'attends s aujourd'hui
je sais pertinemment pourquoi je suis fatiguée
c'est lui
le pire étant que je ne sais pas ce qu'il pense
mais je penche pour l'indifférence
j'essaie de me raisonner
mais maintenant ces pensées se sont comme durcies et coagulées en un ensemble
envahissant et omniprésent
je sens que tout va éclater bientôt
que ce glissement non contrôlé vers le fantomatique
ne peut pas se poursuivre ou c'est la mort définitive
Ecrit par : m | 26/05/2008
je noircis chaque sainte journée des pages d'incohérences éjaculatoires
peut être n'ai je même pas écris
je ne retrouve pas les feuilles
j'écoute morphine c'est pas mauvais
Ecrit par : m | 26/05/2008
j'ai vu n
il m'aimait plus qu'il y a deux ans
mais il a perdu son énergie
ou c'est moi qui ne la sens plus
c'était tragique d'être dans ses bras
de voir sa petite bouche frémissante
et ses grands yeux fixes
et rien à la fois
je me hais par des chemins détournés
Ecrit par : m | 26/05/2008
j'attendais comme un nectar de recevoir son mépris
mais il m'a fait une déclaration d'amour
c'est une sorte de chaine
maudite
et soporifique
Ecrit par : m | 26/05/2008
tout est substituts et ramifications de substituts
Ecrit par : m | 26/05/2008
je sais où se trouve le cœur absolu
mais mes mains en tombent
et ma langue est de pierre
les yeux fermés même ouverts
les bras en croix
Ecrit par : m | 26/05/2008
maintenant je lis Proust puisque j'ai enfin le temps (?)
Ecrit par : m | 31/05/2008
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